Par Racha Selmi
Le peuple palestinien commémore aujourd’hui le 78e anniversaire de la Nakba, survenue le 15 mai 1948, date marquant la création de l’entité sioniste et le début de l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens hors de leurs terres.
À cette occasion, des marches, rassemblements, conférences et manifestations de solidarité sont organisés dans les territoires palestiniens et dans plusieurs capitales du monde, afin de réaffirmer l’attachement du peuple palestinien à sa terre et à ses droits historiques.
Ahmad Awadallah, journaliste palestinien basé à Gaza, souligne que cette commémoration intervient cette année dans un contexte particulièrement dramatique, marqué par la guerre menée par l’entité sioniste dans la bande de Gaza depuis plusieurs mois. Le conflit a provoqué des dizaines de milliers de victimes, une destruction massive des infrastructures et le déplacement de près de deux millions de personnes, plongées dans une grave crise humanitaire.
En Cisjordanie occupée, les violences se poursuivent également avec une recrudescence des attaques de colons contre des villages palestiniens, sous protection de l’armée d’occupation, selon des responsables palestiniens. Des campagnes d’arrestations quotidiennes visant notamment de jeunes Palestiniens sont également signalées.
Parallèlement, les incursions de groupes de colons dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa et les mesures prises par le gouvernement israélien d’extrême droite alimentent davantage les tensions sur le terrain.
Pour de nombreux Palestiniens, cette 78e commémoration de la Nakba se déroule dans l’une des périodes les plus difficiles de leur histoire contemporaine. Malgré les condamnations et les prises de position internationales, beaucoup estiment que la situation humanitaire et sécuritaire continue de se détériorer, sans ame sans amélioration concrète pour la population civile.
Le journaliste palestinien Ahmad Awadallah, affirme que les habitants de l’enclave vivent toujours dans des conditions extrêmement précaires, entre destructions, déplacements forcés et manque de ressources essentielles, tout en continuant à défendre leur attachement à leur terre et à leur cause nationale.
Racha Selmi