La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Alice Jill Edwards, a dénoncé mardi des conditions de détention “inhumaines” pour les prisonniers palestiniens.
Dans un rapport relayé par l’agence de presse palestinienne WAFA, la rapporteuse spéciale de l’ONU a affirmé que les mesures d’urgence mises en place par l’entité sioniste après le 7 octobre 2023 ont exposé les détenus palestiniens à des actes de torture, à de possibles exécutions extrajudiciaires, à des détentions dans des prisons secrètes, ainsi qu’à des conditions de détention dégradantes.
Elle a estimé que le nombre et la gravité des témoignages recueillis révèlent un “mépris flagrant” des obligations de l’entité sioniste relatives au traitement humain et non discriminatoire des détenus.
Selon le rapport, cette situation aurait favorisé, voire toléré, des actes de torture et de mauvais traitements, parfois avec la complicité ou le soutien de certaines institutions de l’entité sioniste.
Le rapport recense 52 cas de torture ou de mauvais traitements sous diverses formes, ainsi que 33 cas supplémentaires de violences ou abus sexuels.
Alice Jill Edwards a souligné, à ce propos, que ces témoignages sont particulièrement choquants . Elle a appelé à des enquêtes complètes, indépendantes et transparentes, estimant que de graves défaillances dans les mécanismes d’enquête renforcent l’idée d’une impunité généralisée.
La rapporteuse de l’ONU a appelé à “la libération de tous les Palestiniens détenus arbitrairement, ou à leur jugement rapide dans le cadre de procédures équitables”.