Le ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu la représentante du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) en Algérie, Mme Soraya Alam, avec laquelle il a passé en revue l'état de la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer, indique, jeudi, un communiqué du ministère.
A l'entame de la rencontre, tenue en présence de cadres de l'administration centrale, il a été procédé à "l'examen de l'état de la coopération entre l'Algérie et le Programme commun des Nations unies". Les deux parties ont souligné "la solidité du partenariat qui les unit et leur volonté commune de le consolider et d'élargir ses domaines, de manière à renforcer les efforts nationaux visant à prévenir le VIH et à assurer une meilleure prise en charge des personnes atteintes de cette maladie".
Dans ce contexte, la représentante du programme a salué "les efforts déployés par l'Etat algérien en matière de prévention et de traitement", réaffirmant "la disponibilité du Programme commun des Nations unies à poursuivre son accompagnement de l'Algérie dans la mise en œuvre des activités du Plan national stratégique de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le VIH/SIDA pour la période 2024-2028, afin de renforcer l'efficacité de la riposte nationale dans les domaines de la prévention et de la prise en charge.
La rencontre a porté sur "l'évolution de la situation épidémiologique du VIH aux niveaux régional et international, et l'augmentation des nombre de cas enregistrés, tout en soulignant l'importance de renforcer les mécanismes de surveillance, de prévention et de prise en charge précoce", précise le communiqué Les deux parties ont également examiné "la problématique de la transmission du VIH, des MST et des hépatites virales B et C, mettant en avant la nécessité d'adopter une approche préventive globale, fondée sur la sensibilisation, le dépistage précoce et l'amélioration de la prise en charge".
De son côté, le ministre de la Santé a assuré que "la prévention constitue le principal pilier pour limiter la propagation de ce virus". Il a également insisté sur "la nécessité d'intensifier les campagnes de sensibilisation et d'information, en accordant une attention particulière aux adolescents, mais aussi de renforcer les efforts de lutte contre la toxicomanie liée à la consommation de substances psychotropes, compte tenu de son lien avec les facteurs de risque favorisant la transmission de l'infection, en élargissant la prise en charge des personnes dépendantes afin de leur permettre de bénéficier de soins spécialisés".
Dans le même contexte, M. Ait Messaoudene a insisté sur "l'importance de développer la formation fondamentale et la formation continue au profit des professionnels de la santé, afin de leur permettre de suivre les évolutions scientifiques et d'améliorer la qualité de la prise en charge des personnes atteintes de cette maladie", ajoute la même source.
Les deux parties ont également évoqué "l'importance de lutter contre toutes les formes de stigmatisation et de discrimination au sein des structures et établissements de santé, et de promouvoir les principes d'égalité et de respect de la dignité des patients, en vue de leur garantir l'accès à des services de santé de qualité, dans le respect de l'éthique professionnelle".
Au terme de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé "leur engagement à poursuivre le renforcement de la coopération et du partenariat entre le ministère de la Santé et le Programme commun des Nations unies, notamment dans les domaines de la prévention, du développement de la formation fondamentale et continue, du renforcement des capacités, de l'échange d'expertises et de l'appui technique, à l'effet de soutenir la riposte nationale contre le VIH, de promouvoir la santé publique et de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé", selon le communiqué.