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February 14, 2026

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Algérie-Etats du Sahel: Un regain diplomatique pour booster la coopération et la stabilité

Ce jeudi 12 février 2026 marque le retour des ambassadeurs algérien et nigérien à leurs postes respectifs en signe d'une nouvelle ère, succédant àune période de brouille entre l'Algérie et ses voisins du Sahel, en particulier,le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Ce jeudi 12 février 2026 marque le retour des ambassadeurs algérien et nigérien à leurs postes respectifs en signe d’une nouvelle ère, succédant àune période de brouille entre l’Algérie et ses voisins du Sahel, en particulier,le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Si les rapports de l’Algérie avec le Mali ne se sont pas améliorés depuis le jour de la crise diplomatique, malgré quelques timides signes d’apaisement, les rapports d’Alger avec Niamey connaissent un net regain d’amélioration dans la foulée de la visite du ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines Mohamed Arkab, au Niger ponctuée par un accord au sujet de la concrétisation du mégaprojet gazier le TSGP, reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.

Dans le même contexte, le président de la république Abdelmadjid Tebboune avait exprimé son respect pour le président nigérien Abdourahamane Tiani, à l’occasion de l’entrevue accordée samedi dernier aux représentants de la presse nationale, annonçant au passage une invitation adressée àson homologue nigérien pour visiter l’Algérie.

 Ce climat favorable intervient peu après la visite de Mohamed Arkab, qui avait évoqué la relance des activités de Sonatrach au Niger et discuté du projet de gazoduc transsaharien TSGP. Pour rappel, Mohamed Arkab avait visité il y a moins d’un mois le Tchad pays voisin du Niger et a été reçu par le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno,qui avait ilfaut bien le préciser participé au sommet de la 4ème édition de l’IATF tenue à Alger en septembre dernier.

Dans le même sillage, il faut noter que chargé par le président de la république,le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines Mohamed Arkab entame à partir de ce jeudi 12 février une visite de trois jours au Burkina Faso, pays voisin du Niger et membre de l’AES. Lors de sa visite, Mohamed Arkab conduit une importante délégation comprenant le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, M. Mourad Adjal, le PDG du groupe Sonatrach, M. Nour Eddine Daoudi, le PDG de Naftal, M. Djamel Cherdoud, ainsi que des cadres des secteurs des hydrocarbures et des mines, et de l’énergie et des énergies renouvelables.

S’inscrivant dans le cadre du renforcement des relations de coopération bilatérale entre l’Algérie et le Burkina Faso, notamment dans les domaines de l’énergie, des mines et des hydrocarbures, cette visite sera l’occasion d’examiner les moyens de développer et d’élargir les perspectives de coopération bilatérale, d’échanger les expériences et de transférer l’expertise algérienne dans ces domaines.

Dans le même cadre, il faut noter que le ministre algérien des affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger Ahmed Attaf avait rencontré ce mercredi sson homologue Nigerian à Addis Abeba, et ont évoqué la nécessité de la mise en oeuvre du gazoduc TSGP.

Un sujet qui aurait été abordé, selon toute vraisemblence ce jeudi 12 janvier à Alger à l’occasion de la tenue de la 6e réunion du dialogue politique de haut niveau sur l’énergie entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) , sous la coprésidence du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, le ministre de l’Energie et des énergies renouvelables, Mourad Adjal, et du Commissaire Européen chargé de l’Energie et du Logement, pour l’Union européenne, Dan Jorgensen.

Selon le communiqué sanctionnan cette rencontre, la sixième réunion a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la coopération bilatérale et de réaffirmer la volonté commune de la renforcer par de nouveaux échanges dans le cadre du groupe de travail sectoriel et des deux groupes d’experts sur le gaz naturel et l’électricité, les énergies nouvelles et renouvelables et l’efficacité énergétique, créés en 2015, qui ont présenté à cette occasion le rapport de leurs travaux.

Cette réunion confirme au passage que l’Algérie est considérée par l’UE,comme un partenaire fiable en matière d’approvisionnement énergétique, et de respect de ses engagements, n’en déplaise à ceux qui ont de tout le temps navigué dans les eaux troubles pour ternir l’image de l’Algérie, jalouse de sa souverainté et indépendance politique, et acteur incontournable en matière d’instauration de la paix et la stabilité et le droit des peuples à disposer de leurs destins loin de l’ingérence étrangère.

Par ailleurs, il faut noter que ce regain d’activités diplomatiques, dont l’acteur principal est l’Algérie, vise la nécessité de mettre en place les mécanismes appropriés pour surmonter les divergences en vue de créer un climat propice pour le dialogue entre les Etats de la région, en vue d’instaurer une nouvelle dynamique de coppération touchant tous les secteurs loin de l’ingérence étrangère. La stabilité politique et sécuritaire est indispensable pour la mise en place d’un plan de développement socioéconomique profitable aux peuples de la région.

Déterminée à concrétiser un plan d’intégration régionale,l’Algérie ne cesse de plaider pour le renforcement de la coopération entre les pays de cette région du continent. Le lancement des zones de libre-échange avec ses voisins de la région, la concrétisation du mégaprojet gazier le TSGP, la route Transsaharienne, la Dorsale de la fibre optique, la réalisation de la voie ferrée Alger-Tamanrasset pourrait être de facto bénéfique au Mali et le Niger, en matière de transport de marchandises à partir des portts algériens, sont autant de projets structurants mis en orbite pour relancer l’intégration régionale.

Aujourd’hui, l’approche algérienne en matière de sécurité et de développement socioéconomique, loin de l’ingérence étrangère et du diktat des puissances coloniales et leurs supplétifs, confirme sa justesse, car l’avenir de la région ne sera bâti que par ses peuples unis par l’histoire, et le destin commun, d’ou la nécessité de conjuguer les efforts pour mieux affronter les fluctuations de la géoplolitique et du diktat du nouvel ordre mondial qui se dessine, et qui ne reconnaît ni les faibles, ni les larbins.

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