Un nouveau rebondissement dans le scandale du logiciel espion, fabriqué par l'entité sioniste et utilisé par le régime du Makhzen pour espionner le staff gouvernemental espagnol dirigé par le socialiste Pedro Sanchez. Il s'agit d'un rapport établi par l'ONG, Amnesty International AI, confirmant le piratage des ministres espagnols de l'Intérieur et de la Défense,  Fernando Grande-Marlaska et Margarita Robles.

« Ces conclusions apportent des preuves matérielles solides et accablantes que le régime du Makhzen était en fin de compte responsable de la vaste campagne de surveillance transfrontalière menée par le biais du logiciel espion Pegasus contre des journalistes, des militants, des avocats et des hommes politiques critiques entre 2019 et 2021. »

Dans un rapport exhaustif de plus de 100 pages, Amnesty International a détaillé comment les services de renseignement du régime  du Makhzen ont utilisé le logiciel de l'entité sioniste Pegasus pour espionner un grand nombre de personnes, dont Margarita Robles et Fernando Grande-Marlaska .

S’appuyant sur des informations déjà connues selon lesquelles le compte de messagerie linakeller2203@gmail.com  avait infecté les téléphones portables des ministres espagnols de l'Intérieur et de la Défense, Amnesty International a prouvé que les services de renseignements du Makhzen  étaient à l’origine de cette adresse.

 Les mêmes comptes associés au système Pegasus marocain, utilisé contre des militants marocains à l’étranger, ont été employés « pour infecter les appareils de personnalités politiques espagnoles de haut rang lors de la crise diplomatique avec le Maroc en mai-juin 2021 », indique l’enquête.

Suite à des témoignages inédits de sources ayant travaillé au sein des services de renseignements du Makhzen, à des fuites de documents internes, à des fuites de fournisseurs de technologies de surveillance et à des enquêtes journalistiques indépendantes, l'AI peut désormais pointer directement du doigt la Direction générale de la surveillance territoriale ( DGST ), le service de renseignement intérieur marocain, dirigé par le tortionnaire Abdellatif Hammouchi.

Amnesty International s'est entretenue avec « Safir », nom de code d'un ancien agent de renseignement du Makhzen opérant au Maroc. Ce dernier a confirmé que la DGST était l'« agence spécifique » chargée de l'exploitation du système Pegasus, en collaboration avec NSO Group, la société sionistequi fournit le logiciel . Ils ont également coordonné leurs actions avec l'opérateur de télécommunications public Maroc Telecom afin de faciliter les infections au sein du pays.