Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, lundi, à l’Université "Dr Moulay-Tahar" de Saïda, l’ouverture des travaux de la quatrième Assemblée générale du réseau des universités africaines et autrichiennes (Africa-UniNet), avec la participation de représentants de 55 universités et académies de 17 pays membres du réseau.

Dans son allocution, M. Baddari a souligné que cette rencontre constituait une occasion de "renforcer la coopération entre les universités, à travers l’échange d’expériences et de connaissances ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles ".

Il a indiqué que la tenue de cette Assemblée générale, avec la participation de responsables et de représentants d’établissements universitaires et académiques africains et européens, "reflète la place qu’occupe désormais l’université algérienne dans le domaine de la coopération universitaire internationale".

Le ministre a également relevé que l’université est devenue un espace favorisant de nouvelles dynamiques de coopération, notamment dans les relations entre les universités algériennes et leurs homologues européennes, arabes et africaines, contribuant ainsi au développement de partenariats dans différents domaines.

M. Baddari a estimé que cette dynamique de coopération universitaire internationale s’inscrivait "dans le cadre de la vision stratégique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération entre les établissements universitaires algériens et leurs homologues africains et européens et à développer les partenariats internationaux au service du développement national et continental ".

Il a, dans ce contexte, souligné que "cette coopération peut donner naissance à des projets et à des productions scientifiques et intellectuelles dans plusieurs domaines prioritaires ", notamment le développement durable, la cybersécurité, la sécurité informatique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire, la sécurité hydrique et la sécurité énergétique. 

Le ministre a, par ailleurs, relevé que "l’université moderne n’est plus seulement un espace d’enseignement et de recherche scientifique, mais est devenue un partenaire actif dans la production des connaissances, un laboratoire de création de solutions et un acteur essentiel face aux défis économiques, sociaux et de développement ".

Le programme de cette rencontre, qui se déroule sur trois jours, comprend plusieurs sessions consacrées aux initiatives de coopération et de partenariat ainsi qu’au financement des projets universitaires.

Des présentations portant sur les programmes et projets du réseau sont également prévues, outre une exposition consacrée aux publications, aux projets et aux innovations dans le domaine de la recherche, mettant en avant l’activité des universités et institutions participantes. 

Des rencontres destinées à favoriser l’échange d’expériences entre chercheurs, enseignants et représentants des établissements universitaires figurent également au programme.

Les sessions scientifiques portent notamment sur la recherche ouverte, les données scientifiques et leur accessibilité, ainsi que sur l’innovation dans l’enseignement supérieur, la santé, l’environnement et le développement durable. 

Des présentations consacrées à des projets et programmes de coopération entre des universités et institutions africaines et européennes sont également programmées. 

Créé à l’initiative du ministère autrichien de l’Education, des Sciences et de la Recherche, le réseau des universités africaines et autrichiennes (Africa-UniNet) est coordonné par l’Agence autrichienne pour l’éducation et l’internationalisation.

Le réseau vise à soutenir une coopération scientifique à long terme entre les universités et les établissements de recherche scientifique d’Afrique et d’Autriche, à travers le développement de projets de recherche et de projets académiques communs, ainsi que l’encouragement des échanges et du partage d’expériences et de connaissances.

L’Université de Saïda a rejoint le réseau en 2023, devenant ainsi la première université algérienne à y adhérer.

Cette adhésion a permis à l’université de renforcer son ouverture sur l’espace de la coopération universitaire et de la recherche internationales, tout en développant les opportunités de partenariats académiques et scientifiques avec les institutions membres du réseau.