Le président du Parlement panafricain, Fateh Boutbig, a appelé jeudi depuis Pretoria à développer un dialogue parlementaire arabo-africain régulier et à traduire la solidarité historique entre les deux parties en initiatives pratiques.

Cet appel a été lancé lors d'une rencontre avec les membres du Conseil des ambassadeurs arabes accrédités en Afrique du Sud, présidé par l'ambassadeur d'Algérie, M. Ali Achoui. M. Boutbig a souligné que les relations arabo-africaines reposent sur un profond héritage historique et civilisationnel, ainsi que sur une lutte commune pour la liberté, l'indépendance et la souveraineté.

Il a proposé un programme d'action fondé sur l'échange d'expertises législatives et la coordination des efforts parlementaires sur les questions de paix et de justice internationale, avec la définition d'objectifs clairs et d'un calendrier de mise en œuvre.

Il a également mis en avant les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en matière d'investissement, de production locale, d'agriculture, d'énergie et d'infrastructures, appelant à renforcer la présence des institutions économiques et financières arabes et à échanger les expertises dans les domaines de la transformation numérique et de l'intelligence artificielle.

La question palestinienne a occupé une place centrale lors de cette rencontre, M. Boutbig soulignant l'importance de défendre les droits légitimes du peuple palestinien, notamment son droit à l'autodétermination et à l'établissement de son Etat indépendant, ainsi que de protéger les civils et de respecter le droit international. 

Les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires dans le Sahel et en mer Rouge, les migrations et la xénophobie, l'autonomisation des femmes et des jeunes, le changement climatique et l'intégration économique.

M. Boutbig a exprimé la disponibilité du Parlement panafricain à élargir les espaces de concertation avec les institutions parlementaires arabes, annonçant un projet d'organiser deux conférences consacrées aux femmes et aux jeunes en 2027, ainsi qu'une étude pour la création d'un espace régulier de formation parlementaire africaine et l'exploration des perspectives d'un dialogue parlementaire afro-méditerranéen.