Près de trois mois après la vague d’entrées massives des 30 et 31 juillet derniers, les autorités espagnoles intensifient les opérations d’évacuation à Ceuta. Selon El País, plus de 11 700 personnes sont retournées au Maroc depuis le 10 août, dans le cadre de procédures de retour volontaire et d’expulsion.
 
Plus de 350 agents de la police nationale espagnole ont été mobilisés, dimanche, pour démanteler les derniers campements de migrants encore présents dans l’enclave espagnole de Ceuta, près de trois mois après la vague d’entrées massives de migrants marocains enregistrée les 30 et 31 juillet derniers.
 
Selon le quotidien espagnol El País, l’opération, lancée aux premières heures de la matinée, a ciblé plusieurs secteurs de la ville, notamment les quartiers de Poblado Regulares, Los Rosales et la partie basse de Príncipe Alfonso, ainsi que les anciens entrepôts de Tarajal et les abords du centre de séjour temporaire des immigrés, où se trouve le campement de La Hípica.
 
Les forces de police ont mis en place des points de contrôle aux entrées des zones concernées et organisé le transfert des migrants marocains par bus vers le centre de prise en charge temporaire situé dans les entrepôts de Tarajal, à proximité de la frontière marocaine.
Ces transferts visent à procéder à leur identification, à leur enregistrement et à l’examen de leur situation administrative. Les mineurs ont, pour leur part, été conduits au siège de la direction supérieure de la police afin de poursuivre les démarches les concernant.
 
Madrid veut mettre fin aux campements de migrants
 
Cette opération s’inscrit dans le cadre des mesures engagées par le ministère espagnol de l’Intérieur pour mettre fin à la présence de migrants vivant dans les rues et les zones périphériques de Ceuta, à la suite de la vague d’entrées massives de la fin juillet.
 
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, avait annoncé vendredi dernier de nouvelles opérations visant à évacuer les zones périphériques de la ville avant le 1er novembre prochain.
 
D’après le dernier bilan officiel rapporté par El País, 11 756 personnes ont regagné le Maroc depuis le 10 août, dans le cadre de procédures comprenant des retours volontaires et des expulsions.
 
Les mineurs non accompagnés au cœur des tensions
 
Malgré le démantèlement progressif des campements, la situation migratoire demeure préoccupante à Ceuta. À la suite des précédentes opérations d’évacuation, plusieurs migrants se sont déplacés vers les quartiers voisins et les zones environnantes, compliquant les efforts des autorités pour mettre fin à ces installations informelles.
 
La prise en charge des mineurs non accompagnés continue également de susciter des désaccords entre le ministère espagnol de l’Intérieur et les autorités locales, révélant les difficultés persistantes dans la gestion des conséquences de cette vague migratoire.
 
L’intensification des opérations policières intervient ainsi dans un contexte où les autorités espagnoles cherchent à reprendre le contrôle des espaces occupés par les migrants, tout en faisant face aux défis administratifs et sociaux liés à leur identification, à leur prise en charge et à leur éventuel retour au Maroc.
 
Rédaction Algérie 54