Plusieurs partis politiques et organisations ont condamné, samedi, les campagnes menées par des médias français hostiles contre l’Algérie et la méthode de désinformation manifeste qu’ils adoptent à l’encontre d’un pays souverain et indépendant, à travers des tentatives désespérées visant ses institutions et la diffamation de ses symboles.
Dans ce cadre, le Front de libération nationale (FLN) a exprimé, dans un communiqué, sa “condamnation absolue et sa vive réprobation des campagnes hostiles flagrantes et systématiques que les médias publics français continuent de mener contre l’Algérie”, qualifiant ces agissements de “comportement agressif manifeste qui ne tolère plus ni interprétation ni justification”. Cette attitude révèle clairement, selon le parti, “l’implication de ces médias dans une sale guerre de propagande épousant les thèses de l’extrême droite”.
Ce qui est diffusé sur les écrans de “France Télévisions” à propos de l’Algérie, ajoute le parti, “ne relève plus de l’information, mais est devenu un instrument de désinformation, d’incitation et de falsification délibérée des faits, ainsi que de diffusion de contre-vérités flagrantes et d’atteinte directe à la souveraineté de l’Algérie et à ses institutions”, ce qui constitue “une dérive dangereuse mettant à nu la faillite morale et professionnelle de ces médias et les plaçant dans le camp de l’hostilité ouverte à l’égard d’un pays indépendant et souverain”.
Après avoir souligné que la raison de ces pratiques médiatiques orientées réside dans le fait que certains cercles français “n’ont pas encore digéré la réalité selon laquelle l’Algérie est aujourd’hui un Etat à la décision souveraine et indépendante, qui n’accepte ni tutelle ni diktats, notamment après les décisions audacieuses prises par l’Etat algérien sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”, le parti a tenu les institutions officielles françaises pour responsables de cette “dérive grave”, affirmant que “les tentatives de dénigrement et de chantage médiatique n’affecteront en rien l’Algérie, qui ne pliera pas sous la pression et ne transigera jamais sur sa souveraineté”.
Pour sa part, le Rassemblement national démocratique (RND) a exprimé “son étonnement et son mécontentement” face à ce qui a été diffusé par la chaîne publique française, qui n’est rien d’autre qu’une “pratique grossière de dénigrement politique et un discours hostile dépassé par le temps et les faits”.
Cette attaque médiatique coïncide avec l’adoption par le Conseil de la nation de la loi criminalisant la colonisation française en Algérie, ce qui révèle “une tentative désespérée de reproduire un discours dépassé par la réalité, dont les auteurs n’ont d’autre choix que de ressasser leur haine sous couvert de journalisme”, a-t-il rappelé.
Le RND a rappelé que l’Algérie “n’a nul besoin de certificats de bonnes conduite”, soulignant que les relations entre les Etats “se construisent sur le respect mutuel et l’égalité, et non sur le règlement de comptes”.
De son côté, le Mouvement El Bina El-Watani a condamné l’attaque médiatique française contre l’Algérie et ses symboles à travers un contenu médiatique qui, dans son essence, “a, délibérément cherché à ternir l’image de l’Algérie, en reproduisant d’anciennes narrations coloniales par le biais des rédactions qui continuent de porter un regard de tutelle sur l’Algérie, en violation des règles juridiques régissant les médias français”.
Cette action médiatique, “dépourvue de professionnalisme”, participe des tentatives désespérées visant à faire pression sur l’Etat algérien, en ciblant ses institutions et ses symboles, et en semant le doute autour de ses choix souverains”, au moment où l’Algérie “a prouvé sa capacité à gérer ses affaires intérieures et extérieures, conformément au principe d’un Etat indépendant qui n’accepte ni diktats ni manouvres de chantage”, a-t-il-ajouté.
Partant de ce constat, le Mouvement a réaffirmé son rejet de cette “dérive dangereuse”, appelant les autorités françaises à revoir cette approche médiatique hostile qui “ne sert pas la stabilité des relations bilatérales ni ne s’accorde avec les discours officiels en faveur du partenariat et de la coopération”.
De son côté, le Front du militantisme national (FMN), a estimé que ce qui a été récemment diffusé sur les chaînes françaises relève de “pratiques visant à redessiner l’image de l’Algérie selon une approche de tutelle rejetée par l’histoire”, ajoutant que “l’Algérie exerce aujourd’hui pleinement sa souveraineté et fonde ses choix sur ses propres intérêts”.
Dans le même sillage, le Mouvement dynamique des Algériens de France (MOUDAF) a fait part de “sa profonde indignation” face à la couverture médiatique française “biaisée ciblant les Algériens”, dénonçant “la diffamation délibérée de la réputation des responsables français élus d’origine algérienne ainsi que l’incitation contre les Franco-Algériens, au lieu de reconnaître la communauté algérienne comme un acteur essentiel et un pont naturel pour la coexistence et les relations algéro-françaises”.
A cet égard, le Mouvement a exprimé son rejet ferme de ce traitement médiatique “tendancieux”, soulignant que “l’identité algérienne ne constitue nullement une menace et que la défense de l’Algérie face aux campagnes de dénigrement est un droit légitime”.
Pour sa part, l’Organisation nationale des journalistes algériens (ONJA), a condamné avec la plus grande fermeté ce qui a été diffusé par les médias français à travers une émission télévisée qui “n’était en réalité qu’un acte de propagande et d’incitation visant l’Algérie, Etat et peuple”, appelant l’ensemble des médias nationaux à “faire face à toutes les campagnes médiatiques portant atteinte aux institutions de l’Etat et aux symboles de la République”.