L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a appelé, dans un communiqué rendu public lundi, l’ensemble des chaînes de radio et de télévision au strict respect des règles légales et professionnelles encadrant les contenus médiatiques et la communication commerciale, en prévision du mois sacré de Ramadhan, et ce, de manière à garantir la protection du public et la préservation des valeurs religieuses et sociales de la société.
“En prévision du mois sacré de Ramadhan et conformément à ses prérogatives en matière de garantie du respect de la législation et de la réglementation en vigueur dans le domaine de l’audiovisuel”, l’ANIRA rappelle à l’ensemble des établissements de services de communication audiovisuelle “l’impératif de se conformer strictement aux règles légales et professionnelles encadrant les contenus médiatiques et la communication commerciale, afin d’assurer la protection du public et de préserver les valeurs religieuses et sociales de la société”, a précisé la même source.
L’autorité a relevé “lors de certaines saisons des précédents mois de Ramadhan, un ensemble de dépassements et de manquements liés à la nature des contenus diffusés, à la densité des publicités et à certaines pratiques marketing non conformes aux dispositions légales et réglementaires, d’où la nécessité du respect scrupuleux des règles en vigueur afin d’éviter la répétition de telles pratiques”.
Dans ce cadre, l’ANIRA astreint les chaînes de radio et de télévision au “respect des références religieuse et nationale et des valeurs sociales, mais aussi à éviter la diffusion de tout contenu portant atteinte aux bonnes moeurs, à la dignité des personnes, pouvant susciter des sensibilités ou promouvoir des scènes de violence”.
Elle insiste également sur “la nécessité de faire preuve de responsabilité éditoriale et de prendre en considération la spécificité du mois sacré dans l’élaboration des contenus et leur programmation”.
Conformément aux “dispositions de la loi organique n 23-14 du 30 août 2023 sur l’information” et la “loi n 23-20 du 2 décembre 2023 relative à l’activité audiovisuelle, ainsi qu’au décret exécutif n 24-250 fixant les dispositions du cahier des charges générales imposables aux services de communication audiovisuelle, notamment son article 59”, l’Autorité a rappelé “l’obligation de respecter strictement la réglementation de la publicité et de ses pratiques, ainsi que le plafond exceptionnel fixé pendant le mois de Ramadhan pour la diffusion des messages publicitaires, pour toutes les formes de communication commerciale audiovisuelle”.
L’ANIRA a également enjoint aux professionnels des services de communication audiovisuelle “de s’abstenir de diffuser toute publicité ou contenu promotionnel pouvant induire le consommateur en erreur, de confondre entre des contenus éditoriaux et publicitaires ou de recourir à la publicité clandestine”, précisant que tout manquement à ces dispositions constitue “une violation flagrante passible des procédures légales et réglementaires en vigueur”.
A cette occasion, l’Autorité a appelé à “garantir la diversité et la qualité des contenus des programmes, en accord avec les principes du service public, afin de protéger le droit du public à une information responsable et équilibrée”, affirmant qu’elle “assurera un suivi régulier et minutieux du respect de ces règles et prendra, le cas échéant, les mesures légales nécessaires avec la plus grande rigueur”.
L’Autorité a souligné que ce communiqué “constitue un rappel officiel des devoirs et obligations légales des opérateurs” et vise à “assurer le respect des dispositions de la législation et de la réglementation en vigueur et à promouvoir la pratique médiatique professionnelle pendant le mois sacré”.