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May 17, 2026

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Exploitation des eaux souterraines du Sahara septentrional: la “Déclaration de Tripoli ” adoptée

A l'occasion d'une réunion tenue ce mercredi 29 avril à Tripoli, l'Algérie, la Tunisie et la Libye ont adopté un mécanisme permanent de concertation pour gérer les eaux souterraines du Sahara septentrional dans le but d'assurer une exploitation durable et équitable de l’un des plus grands réservoirs d’eau fossile au monde, face à la rareté croissante de l’eau et aux défis climatiques. n

A l’occasion d’une réunion tenue ce mercredi 29 avril à Tripoli, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont adopté un mécanisme permanent de concertation pour gérer les eaux souterraines du Sahara septentrional dans le but d’assurer une exploitation durable et équitable de l’un des plus grands réservoirs d’eau fossile au monde, face à la rareté croissante de l’eau et aux défis climatiques.

La réunion regroupant les ministres chargés de l’eau de la Tunisie, de la Libye et de l’Algérie a été couronnée par l’officialisation de la création d’une instance permanente de concertation pour la gestion des eaux souterraines partagées du Sahara septentrional, et ponctuée par l’adoption de la « Déclaration de Tripoli ».

Cette rencontre ministérielle trilatérale, s’inscrit dans le prolongement de l’accord politique conclu en avril 2024 entre le président de la république Abdelmadjid Tebboune et ses homologues tunisien et libyen Kaïs Saïed, et Mohamed al-Menfi.

L’objectif affiché est de renforcer la gouvernance commune de cette ressource stratégique, considérée comme l’une des plus importantes réserves d’eaux souterraines au monde.

Le système aquifère du Sahara septentrional renferme plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile, répartis à hauteur de 62 % sur le territoire algérien, 30 % en Libye et 8 % en Tunisie. Les trois pays ont insisté sur la nécessité d’une « exploitation rationnelle et équitable » de ces réserves, dans un contexte régional marqué par une pression croissante sur les ressources hydriques, la raréfaction des pluies et l’aggravation des effets du changement climatique.

Le nouveau mécanisme adopté vise à assurer un suivi scientifique commun de la nappe, à renforcer l’échange de données et d’expertises techniques, mais aussi à prévenir les risques de surexploitation et de pollution. Selon les responsables libyens, un système de quotas pourrait être établi sur la base de modélisations mathématiques afin de répartir les volumes exploitables entre les trois États.

L’Algérie assurera la présidence tournante de cette nouvelle instance pour les trois prochaines années. Les participants ont également validé le règlement intérieur de l’organe consultatif ainsi que les contributions financières annuelles des États membres.

Il convient de rappeler, que l’accord tripartite signé le 24 avril 2024, entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye pour le partage et l’exploitation équitable de la nappe albienne, à posé les jalons pour la consécration du droit à l’accès à l’eau aux trois peuples frères, et par conséquent déjouer toute tentative de tension sur la denrée vitale qu’est l’eau, et qui devient par le concours et l’épreuve du changement climatique et stress hydrique, une arme utilisée par les puissances coloniales et les multinationales, pour assoir la mondialisation et l’internationalisation de l’eau, via son instauration comme valeur marchande.

L’Algérie, fidèle à ses idéaux nés de la glorieuse révolution du premier novembre, a tout le temps défendu les principes du bon voisinage, le développement socioéconomique des pays pauvres, l’intégration régionale, et surtout la souveraineté des Etats sur leurs richesses.

Et c’est dans cette optique, que l’Algérie a déployé tous les efforts et moyens nécessaires pour la réussite de l’accord du 24 avril 2024, une étape nécessaire et rationnelle pour la concrétisation d’un ensemble maghrébin, basé sur la solidarité et l’entraide.  Un accord défendu par l’Algérie à l’occasion de la tenue du 10ème forum mondial de l’eau qu’a abrité la ville indonésienne de Bali . L’Algérie avait plaidé pour la consécration du droit à l’accès à l’eau conformément aux valeurs humaines et à la Charte des Nations Unies sur les droits de l’homme.

Face à la raréfaction de l’or bleu dans de nombreuses régions du pays et la guerre menée par le régime du Makhzen pour priver les populations algériennes de l’Ouest et du sud-ouest du pays, l’Algérie est allée plaider sa cause sur les tribunes des instances internationales, dans le cadre de son droit reconnu par la Charte des Nations Unies.

Sur ce registre, l’Algérie a participé au Forum Mondial de l’Eau à Bali en Indonésie, le mois de mai 2024, et avait réussi à défendre le principe de la souveraineté des pays et le droit des peuples à l’accès à l’eau potable, face à la volonté hégémonique des puissances néocoloniales à faire de l’eau une valeur marchande, visant à priver des centaines de millions de personnes dans le monde de cette denrée vitale à la vie qu’est l’eau.


L’Algérie ne cesse de dénoncer et de condamner les objectifs du plan diabolique et colonial des puissances coloniales et leur supplétif le régime du Makhzen en vue de priver la population algérienne de toute stratégie de développement socioéconomique, en construisant des barrages de l’autre côté de la frontière en violation du droit international et des traités internationaux initiés par l’Organisation des Nations Unies.

Un acte délibérément hostile, pour freiner toute stratégie de développement socioéconomique élaborée par les pouvoirs publics algériens pour stabiliser les populations au niveau des zones durement affectées par les aléas du changement climatique et des complots néocoloniaux.

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