La Fédération Internationale de Football FIFA n'a pas tardé à réagir aux propos du président de la fédération royale marocaine de football Fewzi Lakjaa au sujet de l'organisation de la finale du Mondial 2030,qu'abritent l'Espagne, le Portugal et le Maroc.
Dans une réponse tranchante et ferme, la FIFA a catégoriquement démenti l'existence de tout accord ou de toute promesse faite au Maroc concernant l'organisation de la finale de la Coupe du monde 2030.
Ce démenti officiel est intervenu après des déclarations retentissantes faites par Fewzi Lakjaa à l'occasion d'un meeting électoral tenu à quelques jours des législatives du 23 septembre prochain, ou il brigue le poste du premier ministre, sachant que le très controversé président de la fédération royale marocaine de football, avait affirmé que le match le plus important du tournoi dans quatre ans se disputerait sur la pelouse du grand stade Hassan II de Casablanca, toujours en construction.
Selon ce qu'a révélé le journal espagnol Marca, citant un porte-parole officiel de la FIFA, la réponse a été brève et tranchante : « Comme cela a été annoncé le 5 août 2026, la FIFA prendra une décision en temps voulu. »
Il convient de rappeler, que , le 5 août dernier, le journal britannique The Times avait publié un rapport choc affirmant que le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait proposé au Maroc d'organiser la finale en échange de son soutien, ce qui avait alors poussé la FIFA à répondre par la même phrase : « Il est faux et trompeur de prétendre que le président de la FIFA a fait la moindre promesse concernant le lieu où se tiendra la finale de la Coupe du monde 2030. »
Et aujourd'hui, un mois et quelques jours plus tard, la FIFA se voit contrainte de répéter mot pour mot la même réponse à la même personne.
Ces atermoiements viennent révéler l'ampleur de la crise interne qui secoue la FIFA, provoquée par son projet controversé de vendre une part des revenus des futures Coupes du monde à des investisseurs privés, un projet qu'elle a finalement abandonné face à l'opposition farouche des confédérations européenne et asiatique.
Le journal The Times avait alors interprété les rapprochements de la FIFA envers le Maroc comme faisant partie d'une bataille pour se maintenir au pouvoir et gagner les voix du continent africain avant l'élection présidentielle prévue à Rabat.