«Qui sème la misère récolte la colère». la France vit au rythme de la violence, un concept bien ancré dans la doctrine de cet Etat colonial même s'il s'agit de ses propres citoyens.
Le message est sans équivoque, le macronisme, applaudi en 2017, avec l'arrivée au pouvoir du plus jeune président de la 5ème république, n'est qu'une illusion enterrée avec la sortie des milliers de citoyens français, de différentes tranches d'âge et issus de divers horizons et catégories sociales et professionnelles.
Ceux qui ont bravé ce samedi 17 octobre, la répression policière, à savoir les lycéens, étudiants, agriculteurs, chauffeurs routiers, fonctionnaires, syndicalistes, Gilets jaunes, protestaient contre le coût de la vie et les coupes budgétaires dans les services sociaux.
De facto, ils se soulèvent contre une époque en pleine mutation où beaucoup d'entre eux sont laissés pour compte. Et ils accusent le locataire de l'Elysée d'avoir voulu gouverner comme un empereur . « Louis XVI a été décapité ; Macron, on recommence !
Ce dimanche était consacré à l'évaluation des dégâts. L'événement le plus symbolique fut l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, datant de 1883. Mais les images sont terrifiantes : voitures calcinées, magasins pillés, débris de verre jonchant les trottoirs et poubelles renversées. Le coût des dégâts s'élève à plusieurs centaines de millions d'euros. Des slogans anticapitalistes étaient tagués à côté des agences bancaires et des établissements de luxe : « Augmentons les impôts des riches », « Rendez l'argent », « Révolution ». Une scène qui témoigne du déchaînement incontrôlé de la violence.
Au moins 2 000 personnes ont été arrêtées, selon le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui a imputé les violences à « plusieurs milliers d'individus d'extrême gauche déterminés à attaquer nos bâtiments publics et nos forces de l'ordre ». Des personnalités politiques de droite comme de gauche réclament la démission de M. Nuñez comme première mesure, compte tenu du chaos total qui a régné samedi.
Pour rappel, Il y a exactement un mois, des manifestations d'élèves du secondaire ont débuté , alimentées par le mauvais état des établissements, le manque d'enseignants et les méthodes d'évaluation. Le gouvernement n'a pu mesurer l'ampleur de la colère qu'avec l'entrée en lice des étudiants universitaires et des syndicalistes .
A quelques mois de son fin de règne, Macron vit une lente agonie jusqu'à son départ du pouvoir. seuls 18% des français lui font confiance, selon un sondage publié par Le Parisien . Et il est possible que sa cote de popularité finisse par chuter encore. Son objectif, lors de sa première victoire contre Marine Le Pen, était de faire évoluer la France de telle sorte que les extrêmes ne soient plus une option viable pour ses citoyens. Aujourd'hui, ces derniers sont plus forts que jamais.