Les associations de la diaspora sahraouie en France ont multiplié, ces derniers jours, les initiatives de solidarité avec les prisonniers politiques Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, en grève de la faim illimitée dans les prisons marocaines depuis mercredi dernier.

Plusieurs associations de la diaspora sahraouie ont pris part, samedi, au rassemblement organisé à Paris à l'occasion de la Journée mondiale pour la paix, distribuant des brochures pour informer les participants à cet évènement sur la situation des neuf prisonniers politiques Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, détenus depuis plus de quinze ans dans les geôles marocaines.

Ces prisonniers ont entamé une grève de la faim illimitée pour dénoncer leurs conditions de détention et réclamer le respect de leurs droits, l'application des décisions et recommandations des mécanismes des Nations unies ainsi que leur transfert vers des établissements pénitentiaires proches de leurs familles au Sahara Occidental.

A travers cette mobilisation, les associations de la diaspora sahraouie ont appelé les citoyens, les associations, les syndicats et les organisations de défense des droits humains en France à exprimer leur solidarité avec les prisonniers de Gdeim Izik et à demander une réponse aux revendications qu'ils ont formulées. Dans le même contexte, la Ligue de la jeunesse et des étudiants sahraouis en France a organisé une rencontre de communication consacrée à la présentation des conclusions du dernier congrès de l'Union des étudiants sahraouis.

La rencontre, qui s'est tenue dans un contexte marqué par plusieurs développements liés à la question nationale sahraouie, a été également l'occasion de débattre de la situation des prisonniers du groupe de Gdeim Izik.

Les jeunes participants ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers sahraouis et leur soutien à leurs revendications, tout en soulignant l'importance de la mobilisation de la jeunesse et de sa présence dans l'espace public et associatif pour faire connaître la situation des Sahraouis et défendre leurs droits.