"Le président Macron n’a jamais laissé entendre, et ne pense pas, que les forces israéliennes ciblent délibérément les civils. Et il n'a cessé de qualifier de "chantage inacceptable" l'utilisation par le Hamas d'otages ou de populations civiles", a déclaré une source diplomatique française. "Même si le président Macron est conscient des efforts d'Israël pour prévenir les dommages collatéraux et faciliter l'accès humanitaire, il estime que davantage peut être fait compte tenu de la situation humanitaire désastreuse de la population civile de Gaza", a poursuivi la source du Quai d'Orsay. "Il estime donc qu’une pause humanitaire, et éventuellement un cessez-le-feu, sont opportuns pour aider la population civile de Gaza à obtenir les secours dont elle a tant besoin." ajoute-t-elle.
La sortie médiatique via le Quai d'Orsay coïncide avec la lettre adressée aux Français dans laquelle il dénonce la résurgence de l'antisémitisme dans le pays. "L’attaque terroriste du 7 octobre a entraîné une réponse armée d’Israël. Israël, je l’ai dit dès le premier jour, a le droit de se défendre. Il n’y a pas de +oui mais+: mettre hors d’état de nuire le Hamas est une nécessité", a-t-il expliqué.
Et de poursuivre "Cette défense doit s’accompagner de la reprise d’un dialogue politique et veiller à protéger les civils et les otages à Gaza qui ne sauraient payer du prix de leur vie la folie sanguinaire des terroristes", rappelant son plaidoyer pour "une trêve humanitaire immédiate devant conduire à un cessez-le-feu".
Pour rappel, Macron avait déclaré vendredi à la BBC "Nous partageons la douleur (d'Israël). Et nous partageons leur volonté de se débarrasser du terrorisme". Mais "de facto, aujourd'hui, des civils sont bombardés. Ces bébés, ces femmes, ces personnes âgées sont bombardés et tués". Il n'y a "aucune justification" et "aucune légitimité à cela. Nous exhortons donc Israël à arrêter".
Il convient de rappeler, que le premier ministre sioniste Benjamin Netanyahou n'avait pas tardé à réagir vivement aux déclarations de Macron, en soulignant que "la responsabilité de tout tort fait aux civils incombe au Hamas", qui a déclenché la guerre avec les massacres du 7 octobre et qui utilise des civils comme "boucliers humains".
De son côté le ministre sioniste de la Défense, Yoav Gallant, a également réagi samedi en faisant allusion aux propos de Macron en disant : "De quel droit les dirigeants du monde se permettent-ils de nous donner des leçons, un mois seulement après les attaques du Hamas?"
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