En perte de vitesse et de popularité le président du Conseil espagnol Pedro Sanchez avait choisi Barcelone comme ville hôte du sommet franco-espagnol pour signer le traité avec Emmanuel Macron pour souligner l'importance de ce projet stratégique, mais aussi pour montrer que la situation s'est apaisée en Catalogne, théâtre d'une tentative de sécession en 2017. Ne le voyant pas ainsi, plusieurs milliers d'indépendantistes catalans ont manifesté jeudi matin tout près du sommet pour protester contre sa tenue, aux cris de « ni France ni Espagne ! »
L'Espagne, espérait tirer profit de la concrétisation du gazoduc Mid Cat, souhaitait pouvoir exporter du gaz via ce gazoduc, qui entrerait dans un programme plus large d'interconnexion gazière de l'UE. Même si l'Espagne réceptionnait des quantités importantes du GNL en provenance du Qatar et des USA, sa brouille avec Alger, lui avait coûté cher puisqu'elle bénéficiait des prix préférentiels accordés par l'Algérie dans le cadre du Traité de Partenariat, d'Amitié et de Bon Voisinage signé en Octobre 2002. La trahison de Pedro Sanchez et son alignement à la position de l'occupant marocain sur la question du Sahara Occidental, ont coûté cher à la Péninsule Ibérique au profit de l'Italie qui perpétuait sa tradition d'un partenaire fiable respectant les principes du bon voisinage et de la légitimité internationale. D'ailleurs, l'élection de Giorgia Meloni, présidente du Conseil Italien, constitue un atout inestimable pour la question sahraouie, qui aura en cette occasion un soutien de taille qui s'était déjà exprimé pour l'autodétermination du Peuple Sahraoui.
Le partenariat algéro-italien et les grandes pertes espagnoles
Ainsi, il n’est pas exclu que l’Italie sera promue à devenir un hub gazier, dans la perspective de l’augmentation des capacités de production gazière de l’Algérie, via le projet du gazoduc Galsi d’une capacité d’au moins 8 milliards de mètres cubes par an reliant l’Algérie , à la Sardaigne puis jusqu’aux côtes de la Toscane. Un projet qui sera soutenu à moyen terme par le lancement du gazoduc Transsaharien TSGP et qui pourraient profiter des interconnexions et adductions des gazoducs reliant l’Europe à la Russie. Une solution pour réduire les tensions sur la sécurité énergétique européenne.
