Par Fatma Zohra Hamza.
La Ve république, effritée déjà par la défiance d’une société qui ne croit plus en ses politiques ; pourrait bien disparaître, au lendemain de la présidentielle de 2027.
La France vit un tournant historique, avec une crise financière sans précédent, une instabilité politique durable, une contestation sociale massive et une défiance institutionnelle record ; ce pays de l’hexagone passe par une configuration inédite, jamais connue auparavant.
La crise démocratique profonde en France, jette de l’ombre sur l’élection présidentielle de 2027. Le baromètre de la confiance politique est au plus bas ; les français n’ont plus confiance en leurs représentants.
Près de 68% des français se disent pessimistes et affichent le rejet des acteurs politiques, ils souhaitent un véritable changement loin de la configuration politique actuelle, c’est ce que révèle la dernière enquête électorale menée, par le centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), pour le mois de Septembre 2026.
Les priorités des Français restent les mêmes et s’articulent autour de la crise économique, sociale et la crise institutionnelle que traverse le pays depuis déjà deux décennies.
La France est prise en étau, face à la colère des lycéens, étudiants, fonctionnaires, agriculteurs et transporteurs.
Le gouvernement, fébrile est pris de court par cette crise multiforme, il n’arrive plus à convaincre ; la crise de légitimité s’approfondie sur fond de répression policière sanglante.
Le blocus de la GEN Z de France, est le symptôme d’un malaise profond et d’une défiance généralisée envers l’exécutif de Sébastien Lecornu et des politiques d’austérité « macroniennes ».
Il ne s’agit pas seulement d’une protestation « politique », c’est aussi une révolte contre le modèle scolaire français, qualifié de très dense et anxiogène par une GEN Z déterminée à faire entendre sa voix.
Ce mouvement de lycéens et d’étudiants, qui dénonce, les suppressions de postes enseignants, des emplois du temps incohérent et les coupes budgétaires dans l’Éducation nationale prévues pour 2027 ; représente un véritable catalyseur qui ébranle l’Etat français et accentue, l’image d’un pouvoir débordé et remet même en question le modèle social Français mais surtout la légitimité des institutions de l’Etat.
La Ve république pourrait être enterrée par la présidentielle de 2027 !
Le résultat des urnes du prochain scrutin du 18 avril 2027, raisonne comme l’arrêt de mort, ou presque de la Ve république. Les experts évoquent un scénario apocalyptique avec une crise majeure d’ingouvernabilité, de blocages et l’effondrement partiel du système politique en place.
La présidentielle 2027, pourrait bien se solder par l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ou même que la France se retrouve avec un président sans une majorité claire.
Ce scénario donne des frissons aux observateurs qui n’hésitent plus à évoquer le scénario d’une « crise systémique » ; aux contours, de conflits sous-jacents, engageant le futur (ou la future) président, le gouvernement, l’Assemblée et le Conseil constitutionnel. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à évoquer un possible appel à une révision constitutionnelle d’urgence.
Au volet économique et sociales, ils parlent déjà d’une impossibilité de voter un budget 2028, des motions de censure à répétition et des blocages budgétaires.
La capacité de la France à maîtriser sa dette inquiète toujours les marchés. La dette publique française actuelle atteint environ 3 600 milliards d’euros, soit 119% du PIB, il s’agit de l’une des dettes les plus lourdes parmi les grandes économies européennes. Face aux déficits structurels persistants, la France se retrouve dépourvue de solution ; elle est poussée à emprunter, chaque année, pour rembourser aussi bien les échéances du crédit, que pour financer son budget de fonctionnement courant.
Si la France ne parvient pas à dresser ses finances publiques, elle risque d’être « étranglée par les taux d’intérêt ».
Les prévisions gouvernementales sont alarmistes, la charge des intérêts devrait passer, de 65 milliards de dollars en 2026 à 91 milliards de dollars en 2027, cela représenterait environ 9,8%, soit presque 10% des dépenses de l’État ; ce qui affectera non seulement le pouvoir d’achat des ménages mais aussi, les budgets consacrés à la santé ou encore à l’éducation, dont la gestion de ces secteurs vitaux, est au cœur de la grogne sociale des Français.