La politique, c’est l’amour de la patrie et rien de plus 🇩🇿

February 25, 2026

ANEP 2600001

A la une, Mondactu, monde, Politique internationale

ACTUALITES

Genève : des experts déplorent l’absence d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental

Les participants à une rencontre internationale sur les droits de l'Homme dans les zones de conflit ont déploré mardi à Genève l'absence d'un mécanisme indépendant, permanent et exhaustif de surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental, un obstacle pour le contrôle impartial de la situation sur le terrain.

Les participants à une rencontre internationale sur les droits de l’Homme dans les zones de conflit ont déploré mardi à Genève l’absence d’un mécanisme indépendant, permanent et exhaustif de surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental, un obstacle pour le contrôle impartial de la situation sur le terrain.

En marge de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, une rencontre internationale intitulée “Surveillance des droits de l’homme dans les zones de conflit”, a été organisé par le Groupe de Genève pour le soutien au Sahara occidental en collaboration avec la représentation du Front Polisario à Genève.

La rencontre a porté sur diverses situations d’occupation dans le monde. Une attention particulière a été portée au Sahara Occidental, identifié comme l’un des conflits non résolus les plus anciens inscrits à l’ordre du jour de l’ONU. Il a été souligné que “l’absence d’un mécanisme indépendant, permanent et exhaustif de surveillance des droits de l’homme – conjuguée à l’impossibilité pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme d’y accéder depuis 2015 – a considérablement entravé l’évaluation indépendante et systématique de la situation sur le terrain” au Sahara occidental.

Dans ce sens, les participants ont regretté que, contrairement à d’autres missions de maintien de la paix de l’ONU, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) ne dispose pas d’un mandat spécifique en matière de surveillance des droits humains, estimant que ce vide institutionnel “limite la protection effective de la population civile”.

En outre, ils ont souligné que l’absence persistante de solution politique conforme au droit international constitue une “menace pour la paix et la stabilité régionales, et contribue à aggraver les souffrances de la population sahraouie”.

Par ailleurs, les experts ont convenu que la persistance d’un processus de décolonisation inachevé constitue non seulement un problème juridique, mais aussi un facteur qui affecte directement la stabilité régionale.

Cette rencontre internationale s’inscrit dans un débat international plus large sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et de surveillance des droits de l’homme dans les zones de conflit, réaffirmant le rôle central des Nations unies dans la prévention des violations et la promotion de la responsabilité des Etats

Partager cet article sur :

Articles similaires