Par Fatma Zohra Hamza
Les crimes de guerre perpétrés par le régime d'Apartheid de l'entité sioniste, ne se résument pas seulement aux frappes de drones contre des civils ou des incursions quotidiennes contre les villes de la Cisjordanie occupée, mais pratique une épuration ethnique remontant aux premières heures de la colonisation de l'État de Palestine par l'entité sioniste. L'une des armes de cette extermination raciale est l'arme hydrique et la privation du droit de tout un peuple de l'accès à l'eau potable.
L'entité sioniste s'est attelée, dès les premières années de la colonisation de la Palestine, à effacer à tout prix l'identité palestinienne ; grâce à un plan machiavélique de fragmentation géographique et politique s'articulant autour de l'expropriation non seulement des terres mais aussi des ressources vitales, principalement l'eau potable.
Cette machination, reposant sur le contrôle de l'ensemble des ressources naturelles qui stabilisaient la présence du peuple palestinien ou renforçaient sa résilience et son attachement à sa terre et à sa patrie.
L'agresseur sioniste contrôle, aujourd'hui, cet or bleu dans une région à forte densité de population et avec un climat aride prédominant ; il l'utilise comme une arme de dissuasion contre les palestiniens.
En Cisjordanie occupée, la situation est alarmante ; la population consomme en moyenne seulement 70 litres par habitant et par jour, ce qui représente un total de 76,5 hm³/an pour l'ensemble de la population palestinienne dans cette région.
On estime également que les réseaux d'approvisionnement de la population palestinienne subissent des pertes comprennent entre 33 et 50 %, bien supérieures à celles des colonies sionistes.
Depuis déjà des décennies, l'occupant opère d'une manière méthodique pour priver des civils palestiniens de l'accès à l'eau potable.
Pour atteindre cet objectif, l'agresseur sioniste a « dès les premières années d'occupation, réalisé une enquête exhaustive des réserves et réservoirs d'eau douce, les plus grands et les meilleurs dans tous les gouvernorats de Palestine pour ainsi mettre la main sur ces réservoirs » selon les explications du journaliste palestinien Wael Dahdouh.
Interrogé par la rédaction d'Algérie54, Dahdouh aborde point par point l'exécution du plan sioniste pour priver les palestiniens de l'accès à l'eau potable, prenant l'exemple de la bande de Ghaza- un secteur géographiquement sous un isolement provoqué et imposé, assiégé depuis plus de 17 ans et le théâtre d'un génocide toujours en cours- il explique que dès 1948, l'agresseur avait établi illégalement, ses colonies à l'intérieur même de l'enclave près des zones contenant le plus d'eau douce pour voler cette ressource vitale ».
Le vol de l'eau potable repose sur un procédé minutieusement appliqué ; réaliser des «pièges à eau, il s'agit de forer des puits artésiens aux frontières séparant les territoires palestiniens occupés et le nord et l'Est de l'enclave pour empêcher les eaux souterraines d'arriver aux réserves d'eau palestiniennes existantes.
De ce fait, ces pièges retiennent et absorbant ces eaux souterraines et les « renvoient vers les zones colonisées par l'entité israélienne contrôlant ainsi les ressources de la vie et par ricochet la vie de millions de palestiniens » at-il souligné.
Depuis le début du génocide, la machine de guerre sioniste atteint son paroxysme. Le criminel de guerre a mené des frappes chirurgicales intensives ciblant des réservoirs, des puits d'eau potable et les entreprises de dessalement d'eau de mer, pour pousser les palestiniens à l'exil forcé.