Après avoir exonéré le régime du Makhzen, le président du Conseil espagnol , Pedro Sánchez , a accusé ce mardi 22 septembre, Rabat d'avoir  failli  lors de l'arrivée massive de migrants à Ceuta le 30 juillet ,à l'occasion d'une interview accordée à CNN à New York, en marge de sa participation au 81ème Assemblée Générale des Nations Unies.

« Pour nous, il est clair que leur système de contrôle aux frontières a failli », a-t-il souligné, estimant que l'Espagne menait une enquête sur les événements survenus durant cette période et a demandé au Maroc d'en faire autant.

Cela marque un changement de position par rapport à celle du gouvernement espagnol, qui avait défendu le rôle du Maroc et souligné l'absence de preuves que le Makhzen ait encouragé l'entrée massive de migrants.

 Début septembre, lors de son audition devant le Congrès pour expliquer la crise, Sánchez a insisté sur le fait qu'il n'existait aucune preuve tangible contre Rabat, tout en avertissant qu'il agirait avec la plus grande fermeté si son implication était avérée.

 

Sánchez a également souligné que Ceuta et Melilla sont des villes espagnoles situées en Afrique et font partie de la frontière sud de l'Espagne et de l'Union européenne.