S'affirmant de plus en plus comme une puissance régionale, l'Algérie s'ouvre activement aux investissements pour s'imposer comme un carrefour stratégique incontournable reliant la Méditerranée, le Sahel et l'Afrique du Nord, selon une étude publiée par le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) basé à Washington.

Cette étude "présente les impressions issues d'une visite en Algérie, effectuée en mai 2026, au cours de laquelle j'ai rencontré des responsables gouvernementaux, des acteurs du monde de l'industrie et de centres de recherche", a indiqué l'auteure de l'étude, Romina Bandura, chercheuse principale pour le Projet sur la prospérité et le développement au CSIS, qui souligne que "le pays recèle d'importantes ressources naturelles, bénéficie d'un climat clément et dispose d'une ressource humaine qualifiée".

S'appuyant sur la dynamique de réformes, "l'Algérie a déployé des efforts concertés pour faciliter et améliorer le cadre des affaires.

L'Agence algérienne de promotion des investissements, créée en 2022, s'est activement employée à mettre en œuvre la vision du pays visant à diversifier son économie et à renforcer sa compétitivité.

Parmi les réformes majeures, on peut citer l'assouplissement de la législation pour les investisseurs étrangers dans certains secteurs, la mise en place d'un guichet unique numérique pour simplifier les procédures d'investissement, et l'instauration d'incitations fiscales pour les entreprises désireuses d'investir en Algérie", a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne les atouts sur lesquels le pays peut s'appuyer, l'experte a évoqué "une nouvelle génération connectée au monde", soulignant que "la population jeune algérienne est plus connectée à l'échelle mondiale", notant que la jeunesse algérienne est très ouverte aux langues étrangères, notamment l'anglais, et que "depuis 2023, l’anglais est enseigné au primaire, et les universités publiques adoptent l’anglais comme langue d’enseignement".

Evoquant les secteurs clés offrant des opportunités de croissance, l’auteure de l’étude a mentionné "de nombreux secteurs, au-delà des hydrocarbures, tels que l’énergie solaire, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture et l’exploitation minière, qui sont mûrs pour le développement et pourraient attirer d’importants investissements directs étrangers (IDE)", mettant en avant le potentiel du secteur du tourisme et de l’hôtellerie, "le pays abritant des sites archéologiques et des destinations touristiques exceptionnels, tels qu’un littoral aux plages immaculées, qui attireraient une clientèle internationale avertie."

S'agissant des relations entre l'Algérie et les USA, "au-delà de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et de sécurité des frontières, un dialogue continu est engagé sur les questions régionales et internationales", a-t- elle rappelé.

Parallèlement au renforcement de la coopération sécuritaire algéro-américaine et au rôle de l'Algérie en tant que partenaire de premier plan dans la lutte antiterroriste, "les deux pays ont récemment commencé à tisser des liens plus solides dans les domaines du commerce et de l'investissement."

La rédactrice de l'étude a, par ailleurs, précisé que "plus de 100 entreprises américaines sont aujourd'hui présentes en Algérie, principalement dans le secteur des hydrocarbures".

Des entreprises de services pétroliers, opèrent également dans le pays en partenariat avec Sonatrach pour des services de forage, d'essais et d'imagerie sismique", a-t-elle ajouté.