La délégation algérienne, en sa qualité de coprésidente du groupe de travail de l'Initiative mondiale sur le droit international humanitaire consacré à la protection des infrastructures civiles, et représentée par le Colonel Kahina Ait Abdesselam, a réaffirmé l'attachement de l'Algérie aux principes humanitaires, dans le cadre du Dialogue mondial sur le droit international humanitaire, organisé conjointement, les 3 et 4 novembre 2026 à Genève, par le Gouvernement suisse et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le Colonel Ait Abdesselam a souligné, à ce titre, que cet attachement ne relève pas d'une orientation récente, mais trouve ses origines dans un héritage historique qui précède la codification des règles du droit international humanitaire contemporain et qu'illustrent les pratiques de l'Emir Abdelkader, notamment la protection des prisonniers, leur traitement humain et la préservation de leur dignité, ainsi que celles de l'Armée de libération nationale, qui s'est employée, durant la guerre de libération, à consacrer le traitement humain et le respect des règles de la guerre, en particulier à l'égard des prisonniers.

Sur le plan juridique, l'engagement de l'Algérie s'est clairement traduit par le dépôt, par le Gouvernement provisoire de la République algérienne, le 20 juin 1960 et en pleine guerre de libération, des instruments d'adhésion aux quatre Conventions de Genève de 1949, et a été renforcé, après l'indépendance, par l'adhésion aux deux Protocoles additionnels de 1977 ainsi qu'à diverses conventions portant interdiction ou limitation de certaines armes et de certains moyens et méthodes de combat.

L'attachement de l'Algérie aux principes humanitaires, a-t-elle ajouté, ne s'est pas limité à l'adhésion aux conventions, mais s'est accompagné d'efforts d'intégration de ces principes dans le dispositif juridique et institutionnel national, en particulier militaire, à travers la diffusion de la culture du droit international humanitaire et son inclusion dans les programmes de formation et d'entraînement, notamment par l'élaboration du manuel d'application du droit international humanitaire au sein de l'Armée nationale populaire, en vue d'en garantir le respect et l'application sur le terrain.

Le Colonel Ait Abdesselam a conclu en réaffirmant la conviction de l'Algérie que la promotion du droit international humanitaire constitue une responsabilité collective, exigeant un engagement constant, une coopération renforcée avec le CICR et une volonté de prioriser les considérations humanitaires.