Le ministre de l'Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a réitéré, depuis Vienne (Autriche), l'appel de l'Algérie aux pays ayant effectué des essais nucléaires durant la période coloniale à assumer leur responsabilité historique, morale et juridique quant aux séquelles de ces essais.

Dans une allocution prononcée lors des travaux de la 70e Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui se tient du 14 au 18 septembre, M. Adjal a souligné que l'"Algérie, tout en affirmant qu’elle ne ménagera aucun effort pour traiter les sites contaminés et renforcer la protection des populations et de l’environnement, de manière à répondre aux aspirations des citoyens et aux objectifs nationaux de développement, insiste sur la responsabilité historique, morale et juridique qui incombe à la partie ayant effectué ces essais".

Le ministre a rappelé que l'Algérie "a été le théâtre de 57 essais et explosions nucléaires, dont les retombées dévastatrices sur l'environnement et la santé témoignent encore des effets de ces essais nucléaires, qui se perpétuent à travers les générations".

"L'Algérie demeure convaincue que la poursuite des efforts internationaux constructifs est à même de consolider les fondements d'un système international efficace de désarmement nucléaire, permettant d'empêcher la récurrence des tragédies engendrées par les essais nucléaires dans plusieurs régions du monde", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, le ministre a mis en avant l'importance des "mécanismes juridiques régionaux créant des zones exemptes d'armes nucléaires (ZEAN) et leur rôle dans la consolidation de la paix et de la sécurité aux niveaux régional et international", réaffirmant "le soutien de l'Algérie à la création d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient".