Sur fond d'inquiétudes croissantes au sein de l'opinion publique locale, la France s'enfonce dans une grave crise économique et sociale, marquée par une dégradation des finances publiques et de profondes divergences politiques, faisant même redouter le retour du mouvement des "Gilets jaunes".
Cette tension intervient à la veille de l’examen du projet de budget pour 2027 comprenant une série de mesures drastiques donnant lieu à des critiques de plus en plus vives de plusieurs responsables politiques à l’égard des choix économiques adoptées ces dernières années.
Le débat est de plus en plus tendu, notamment sur la trajectoire économique de la France, le niveau de la dépense publique, la fiscalité et la soutenabilité de la dette, laissant certains politiques redouter les plus pires scénarios pour l'avenir du pays.
Dans ce sillage, le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, ne ménage pas le gouvernement en affirmant que ce dernier était "dépassé par la situation", et "fluctue entre des arguments qui ne tiennent pas plus debout".
Depuis plusieurs semaines, les appels à la mobilisation générale se multiplient en France pour protester contre la dégradation sans précédent de la situation socioéconomique du pays.
Des partis politiques ont apporté leur soutien à des appels à manifestations, dont notamment ceux souhaitant relancer le mouvement des "Gilets jaunes" qui avait ébranlé la France provoquant une crise majeure sur fond d'une répression féroce et de violences à l'égard des manifestants.
Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a tiré la sonnette d'alarme, appelant à soutenir la journée de mobilisation syndicale prévue dans la fonction publique le mardi 29 septembre.
Il a fait remarquer que "les Français souffrent et qu’ils ont du mal à payer leurs factures", attribuant la crise actuelle que traverse la France aux "choix politiques effectués ces dernières années".
Des économistes français partagent le même point de vue et soutiennent que la situation socio-économique du pays en 2026 est bien pire qu’au début du mandat du président Emmanuel Macron.
Ils évoquent plus particulièrement l’explosion de la dette publique, qui a augmenté, du premier trimestre 2017 au premier trimestre 2026, de 1.280 milliards d’euros, tandis que le PIB n’a progressé que de 770 milliards d’euros.
Aujourd'hui, la dette publique française dépasse les 3500 milliards d’euros, soit 119,3 % du PIB, soit un niveau d'endettement le plus haut depuis 1995, selon des données de l'Institut français de la statistique (Insee).
Pour ces experts, le niveau de la dette publique française n’est que la conséquence de la mauvaise gestion des finances publiques qui engendre des déficits publics permanents.
La dette française est devenue aujourd’hui, selon ces analystes, "incontrôlable autant qu’insoutenable", générant un service de la dette, devenu le premier budget de la nation, qui franchira le seuil de 100 milliards d’euros en 2029.
Le déficit public qui s’est établi à 5,1% du PIB en 2025, soit largement supérieur à la limite de 3% fixée par les règles européennes, est également évoqué par ses spécialistes.
Le pays est désormais contraint à adopter un plan de rigueur drastique avec un programme d'ajustement de 54 milliards d'euros pour éviter que le déficit public ne grimpe à 6,5%.
Aussi, le taux de chômage est reparti à la hausse, s'établissant à 8,3% de la population active au deuxième trimestre 2026. Le nombre de chômeurs atteignait alors 2,677 millions de personnes, soit son niveau le plus élevé depuis 2020.
A l'approche des élections présidentielles de 2027, la situation économique et sociale constitue ainsi l’un des principaux sujets de discorde et s’impose désormais au cœur des principales préoccupations sur l’avenir du pays.