L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Staffan de Mistura, est attendu ce dimanche soir dans les camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre d’une nouvelle tournée régionale consacrée à la relance du processus politique autour du dossier du Sahara occidental.
 
Selon des sources proches du dossier, cette visite intervient dans un contexte marqué par la poursuite des efforts diplomatiques de l’ONU pour rapprocher les positions des différentes parties et relancer un dialogue politique sous l’égide des Nations unies.
 
Au cours de son séjour, l’émissaire onusien doit s’entretenir avec la direction du Front Polisario ainsi qu’avec plusieurs instances consultatives. Des rencontres sont également prévues avec des représentants d’organisations féminines, de la jeunesse et de la société civile sahraouie, notamment des acteurs des droits humains.
 
Dans un communiqué, la direction sahraouie a réitéré son attachement à une solution politique « juste et durable », fondée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions des Nations unies. Elle a également rejeté toute « solution intermédiaire » susceptible, selon elle, de contourner les aspirations du peuple sahraoui.
 
De son côté, la défenseuse des droits humains Omeima Abdeslam a salué cette visite, la considérant comme une occasion d’écoute directe des préoccupations des réfugiés sahraouis après plusieurs décennies d’exil. Elle appelle toutefois à ce que cette mission diplomatique soit suivie de mesures concrètes.
 
« Il est essentiel que cette visite permette de mettre davantage en lumière la situation des droits humains dans les territoires occupés et les défis humanitaires auxquels font face les réfugiés », a-t-elle déclaré, estimant que la communauté internationale doit renforcer ses efforts pour parvenir à une solution conforme au droit international.
 
La militante a également exprimé des réserves sur la portée des visites onusiennes répétées, appelant à une volonté politique plus affirmée du Conseil de sécurité pour accélérer le règlement du conflit. Selon elle, la population sahraouie attend toujours des avancées tangibles après plusieurs décennies de négociations et de médiations internationales.
 
Ce déplacement de l’émissaire onusien s’inscrit ainsi dans une série de consultations menées par les Nations unies dans un contexte où le processus politique reste dans l’impasse, malgré les appels répétés à une reprise des négociations entre les différentes parties.
 
Racha Selmi