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ANALYSE, DÉCRYPTAGE

L’Algérie, les législatives françaises, Driencourt, et les pleurnichards

Le séisme politique en France provoquée par les élections européennes du dimanche 9 juin 2024, n'a pas encore dit son dernier mot, non seulement sur la scène politique intérieure française, mais aussi sur la scène extérieure, dont notre pays l'Algérie.

Le séisme politique en France provoquée par les élections européennes du dimanche 9 juin 2024, n’a pas encore dit son dernier mot, non seulement sur la scène politique intérieure française, mais aussi sur la scène extérieure, dont notre pays l’Algérie.

Si les élections européennes ont consommé la déroute de la macronie, et les partis de gauche et de droite, elles ont permis à l’extrême droite de revenir en force, grâce à un discours populiste basé sur la chasse aux immigrés, l’islamophobie et l’alliance avec le lobby sioniste, comme l’atteste bien la déclaration d’Alain Finkielkraut appelant à voter pour le RN, les 30 juin et 7 juillet prochains.

La décision prise par le président français Emmanuel Macron, de dissoudre l’assemblée nationale française, et la convocation d’élections législatives en vue de légitimer ce qui lui reste du pouvoir dans la foulée de ses positions va-ten- guerre, en s’impliquant davantage dans le conflit ukrainien, est destinée à la concrétisation d’un sursaut républicain, barrant la route à l’extrême droite. Un scénario similaire à celui du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, marqué par une »alliance » de la gauche et la droite, permettant à Jacques Chirac de barrer la route à l’ancien président du Front National FN, jean- Marie Le Pen.

Aujourd’hui, les choses se présentent différemment, depuis la révolte des Gilets Jaunes, les répercussions socio-économiques de la pandémie du Covid 19, la guerre en Ukraine, la perte de l’influence française et ensuite le génocide sioniste du peuple palestinien. Toutes ces données ont profondément fracturé la classe politique française et aussi la société, qui se débarrassent progressivement du diktat de la Mainstream, au profit des réseaux sociaux.

L’Etat profond français, en échec

Aujourd’hui, il est clair que l’Etat profond français est en perte de vitesse et résiste aux vents de changements annonciateurs de la chute de la 5ème république, et l’amendement d’une nouvelle constitution. D’ailleurs, l’issue des prochaines législatives est cruciale pour le locataire de l’Elysée, qui compte selon plusieurs sources amender la constitution en vue de lui permettre des présenter à nouveau à la présidentielle de 2027.

Pour cela, il faut affaiblir le camp de l’extrême droite, tout auréolée de son écrasante victoire des élections européennes et qui compte sur le ralliement de certains agents de l’Etat profond français comme Eric Ciotti, Xavier Driencourt, Rachida Dati, ou Edouard Philippe, tous unis autour de la destruction de l’Algérie.

A ce titre, et au lendemain de la convocation du corps électoral français pour des législatives anticipées, le dossier de l’immigration visant la communauté algérienne est en débat, malgré l’adoption d’une récente loi sur l’immigration, il y a peu de temps.
Ainsi, l’une des figures montantes du RN, Sébastien Chenu n’a pas tardé à remettre sur la table l’abrogation des accords liant la France à l’Algérie de décembre 1968.

«Ils n’ont aucune raison d’être aujourd’hui», a déclaré le 10 juin Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national (RN), lors de son apparition télévisée dans l’émission Face à Face sur BFMTV.

Et d’ajouter : «Édouard Philippe ne l’avait pas fait, aujourd’hui il nous dit : Il faut abroger ces accords de 68, voilà une chose que le gouvernement peut tout de suite enclencher.»

Il est à rappeler, que l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron Édouard Philippe, avait en juin 2023 dans L’Express, plaidé pour sa dénonciation, notant une «particularité nette» en faveur des immigrés algériens. «Aucun ressortissant d’un autre État ne bénéficie de tels avantages», avait-il affirmé dans une interview intitulée : Édouard Philippe : immigration «subie», Algérie, délinquance…

En décembre dernier, le groupe LR à l’Assemblée nationale avait aussi tenté d’abroger le texte, fustigeant un régime qui serait «presque un droit automatique à l’immigration».

Une approche que partage l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt qui court toujours derrière l’Algérie.

Invité par Radio Sud, l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt récidive en matière de mépris et haine à l’égard de l’Algérie, en reconnaissant implicitement qu’il rejoint l’extrême droite et française en revendiquant l’annulation des accords de décembre 1968.

Xavier Driencourt affirme rejoindre l’approche et l’attitude des Bardella, Zemmour, Edouard Philippe, Eric Ciotti,et Nicolas Sarkozy, tous favorable à un rapprochement avec le régime du Makhzen, en ironisant sur les déclarations faites par le président de la République Abdelmadjid Tebboune au média français Le Figaro, dans lesquelles il évoquait les 132 ans de colonisation pour répondre aux appels de l’annulation des accords de 1968.

Driencourt, pressenti au poste de ministre des affaires étrangères en cas de victoire de l’extrême droite

Pour ses services d’agent de la DGSE, et grand serviteur de l’extrême droite française, et de la destruction de l’Etat National Algérien, Xavier Driencourt serait pressenti comme ministre français des affaires étrangères, et locataire du Quai d’Orsay, 20 ans après avoir été en permanence pour superviser les péripéties de l’affaire du détournement de l’Airbus le 24 décembre 1994, sachant que l’agent de la DGSE, sous produit du Juppéisme est un pratiquant qui n’aurait jamais raté la nuit sacrée de Noël, même pour tout l’or du monde.

Deux fois ambassadeur en Algérie, Xavier Driencourt avait tissé des liens avec des milieux algériens issus des mondes de la politique, l’économie, la culture, le sport, le mouvement associatif, et les médias, ou il était « le rédacteur en chef » pour certains journaux et journalistes, et qui n’ont jamais dénoncé ces campagnes calomnieuses et mensongères contre l’Algérie, contenues dans son « torchon » « L’énigme algérienne. Chroniques d’une ambassade à Alger, édité par une maison d’édition liée au « psychiatre  » de la politique « Said Samedi ».

L’arrivée au pouvoir du président Abdelmadjid Tebboune sonne le glas à l’influence grandissante de Driencourt « qui court toujours derrière l’Algérie » et qui reconnaît que la diplomatie française a échoué, en avançant que les entreprises françaises ont été écartées au profit des entreprises chinoises, turques, sud-coréennes, allemandes, italiennes et espagnoles.

Le choix de l’anglais comme la première langue étrangère, en écartant le français, semble étouffer l’ancien diplomate qui évoque son échec à ouvrir des centres culturels dans les villes du sud algérien comme Bechar et Adrar. Un échec qui résume toute la haine de ce juppéiste, agent de la DGSE, qui n’a pas apprécié la sortie du ministère algérien des affaires étrangères, réagissant à l’ignoble assassinat du jeune Nehal en juin dernier.

C’est à se demander ce qui le met en rogne contre l’Algérie ? Est-ce son parcours d’ambassadeur brusquement interrompu pour être  rappelé pour une autre fonction qu’il n’a pas, non plus, su assumer avec compétence, discernement et responsabilité ou bien est-ce le naturel du xénophobe raciste qui prend le dessus, maintenant que l’obligation de réserve ne le ligote plus ?

Le personnage est notoirement connu, au sein même de sa propre chancellerie d’Alger, comme un coléreux introverti, instable et incapable d’écouter, ni de nuancer ses briefing par des analyses objectives et responsables. Le voila, dès sa mise au placard, qui tente de revenir au devant de la scène pour déverser sa haine contre et, sa France natale, en lui reprochant d’avoir signé un accord bilatéral d’Etat à Etat égaux et souverains, mais pas son passé colonial et ses crimes contre l’humanité, ni ses motivations de l’époque derrière cette accord, et, bien sûr, sur les immigrés algériens. 

Signe de son hostilité et attitude néocolonial, il avait déclaré : « Les Algériens ne comprennent que les rapports de force » et il considère que la position française vis-à-vis de l’Algérie est bien trop « timorée ».  C’est là où l’on reconnait la démarche d’un grand diplomate, au langage pur « miel » produit dans le cadre des écoles « à Quai » d’Orsay, pour former les futurs pionniers de la maison. 

Les pleurnichards, et l’éventualité de l’arrivée de Marine Le Pen à Matignon

Depuis, la dissolution de l’assemblée nationale française par Emmanuel Macron, dans la foulée de la déroute de sa formation politique, le 9 juin dernier, des brebis galeuses inféodées aux officines hostiles à l’Algérie tentent bien que mal d’impliquer les algériens dans le bourbier de la décadence de la France, en évoquant des représailles et sanctions de l’extrême droite à l’égard de l’Algérie.

Une fausse approche et des analyses menées par des lunatiques, qui tentent d’ignorer que durant deux décennies, notre pays a été la vache à traire de la France, via un mensonger partenariat et un accord d’association préjudiciable à l’Algérie avec l’Union Européennes. Conséquence, en 15 ans, l’Algérie a perdu au profit des entreprises européennes, en particulier française, une somme colossale, oscillant entre 250 et 300 milliards d’euros. La rupture avec la France, qui considère l’Algérie, comme un marché pour ne pas dire « une poubelle » à ses produits, ne sont que bénéfique à notre pays, qui via la sage stratégie économique du président Tebboune et la diversité de nos partenaires, est sur la meilleure voie du développement et de la souveraineté économique.

Les récentes tentatives initiées par certains agents de l’Etat profond français, pour reconquérir le terrain en Algérie, via certaines actions et initiatives douteuses, sont à suivre de près pour éviter que notre pays sombre de nouveau dans l’OPA de l’ancien colonisateur.

Apprendre de la loi sur la glorification du colonialisme et de la loi sur le séparatisme

L’élite algérienne est tenue de tirer les enseignements, des espoirs nourris au lendemain de la visite de l’ancien président français Jacques Chirac en Algérie en mars 2003, sur la concrétisation d’un « partenariat stratégique » « gagnant-gagnant » au profit des deux peuples. Des espoirs qui s’avèrent des illusions et chimère, avec l’adoption de la loi de février 2005, glorifiant la colonisation.
Une volte-face de l’ancien colonisateur qui se poursuit avec les successeurs de Chirac, à savoir Nicolas Sarkozy, acquis à la cause makhzenienne, et François Hollande qui qualifie les victimes palestiniennes du génocide sioniste, de victimes de bas étage;

La gabegie et le mensonge français se poursuit aussi avec Emmanuel Macron, qui qualifia en 2017, à l’occasion de sa visite à Alger, la colonisation française comme un crime contre l’humanité avant de se rétracter sous la pression de l’extrême droite française et les nostalgiques de l’Algérie française.
Emmanuel Macron, qui avait même en 2021, tenté d’effacer l’histoire de la Nation Algérienne, emboîtant le pas à l’ancien président français Valéry Giscard D’Estaing, bien recadré par le Feu Houari Boumediene en avril 1975, à l’occasion de sa visite à Alger.

Et là, il est primordial de rappeler les propos de François Mettirand, tortionnaire de la 4ème république , « L’Algérie, c’est la France, la question algérienne est une question politique interne française… ». François Mitterand, artisan de l’Algérie française avait soutenu le chaos en Algérie durant la décennie noire, à l’origine de l’embargo non déclaré imposé à l’Algérie et acteur principal dans les opérations de ternir l’image de l’ANP, digne héritière de l’ALN, via « qui Tue Qui » la devise et le fonds de commerce des groupes terroristes dont le GIA, auteur et commanditaire de l’assassinat des moines de Tibirine, dont le passage de Driencourt à Alger, visait à dissimuler les documents impliquant la nébuleuse terroriste et son sinistre chef Zitouni.

La représentativité de la communauté algérienne en France

Compte tenu de l’importance que joue la communauté algérienne en France, il est de tout premier ordre, mettre les mécanismes adéquats pour permettre l’ascension et la propulsion de dignes représentants de la communauté nationale, liés en premier lieu à la ligne algérienne et non aux feuilles de route de la DGSE ou la DGSI françaises.

Le tri des représentants du pays capables de constituer des lobbyings en faveur de cette grande communauté attachée au pays, devient indispensable. La France est appelée dans ce cadre à abroger sa politique discriminatoire bien tissée via la loi sur le séparatisme,ciblant en premier lieu la communauté algérienne en France, et à mettre fin au financement et l’hébergement des organisations terroristes de Rachad et le MAK, grandes bénéficiaires de la propagande et de l’argent visant la souveraineté de l’Algérie et l’unité de son peuple;

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