La fin du mandat de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (MINURSO) «ne signifie pas» que l'organisation a mis fin au processus de décolonisation, affirme la plateforme «N'oubliez pas le Sahara occidental», soulignant que le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination «demeure reconnu».

Dans une analyse publiée lundi, la plateforme fait remarquer que le Plan de règlement du conflit, accepté par le Maroc et le Front Polisario en 1988 et entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU, est «antérieur à la création de la Mission et n'a pas été expressément abrogé».

Elle rappelle, dans ce contexte, que ce Plan de règlement n'émane pas de la MINURSO.

«Le Maroc et le Front Polisario ont accepté les propositions des Nations unies et de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en août 1988. La résolution 658 de juin 1990 a entériné ce processus et la résolution 690 d'avril 1991 a créé la MINURSO afin de contribuer à sa mise en œuvre et d'organiser le référendum d'autodétermination», note la même source, précisant que la MINURSO «était donc un instrument créé pour concrétiser des engagements antérieurs. Sa dissolution n'entraîne pas, en soi, l'abrogation dudit Plan de règlement» du conflit.

Bien que le plan est «désormais privé de l'instrument chargé de son application, le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui demeure reconnu», soutient ce média. Il en veut pour preuve, l'engagement réaffirmé par le secrétaire général de l'ONU à aider les deux parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Le départ de la MINURSO «ne remet nullement en cause le droit inaliénable à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental», a souligné dimanche Antonio Guterres dans une déclaration prononcée par son porte-parole, confirmant la poursuite des efforts de médiation de Staffan de Mistura.

Selon la plateforme «N'oubliez pas le Sahara occidental», la déclaration officielle du secrétaire général de l'ONU établit «une distinction cruciale».

«C'est une Mission de maintien de la paix qui prend fin et non le droit qui a justifié sa création», a-t-elle expliqué.