Le ministère de la Santé a organisé, mardi à Alger, un séminaire consacré à la présentation du Plan national stratégique de la santé en milieu professionnel 2026-2030, qui se veut un cadre de référence de la politique nationale en matière de protection de la santé des travailleurs.

Ce plan national vise à adapter le système national de la santé en milieu professionnel aux mutations que connaît le monde du travail, aux nouveaux risques professionnels ainsi qu'aux exigences du développement économique durable, selon les explications fournies à cette occasion.

Le plan s'articule autour de cinq axes stratégiques : la modernisation du cadre juridique et le renforcement de la gouvernance, le développement des services de médecine du travail, le renforcement des ressources humaines et de la formation, la consolidation des mesures de prévention, de dépistage et de surveillance des risques professionnels, ainsi que la mise en place d'un système national intégré d'information et de recherche scientifique dans le domaine de la santé au travail.

A cette occasion, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a souligné, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Mohamed Talhi, que ce plan constitue "une étape charnière dans la mise en place d'une nouvelle vision nationale faisant de la prévention un choix stratégique et de la santé du travailleur un pilier essentiel pour la protection du capital humain et le soutien au développement socio-économique".

Le ministre a précisé que "l'Etat considère la protection de la santé du travailleur comme un choix stratégique", assurant qu'"investir dans la santé humaine est l'investissement le plus durable et le plus rentable, et un fondement pour bâtir une économie forte, des institutions plus compétitives et une société plus saine et plus productive".

Il a, en outre, expliqué que ce plan est "le fruit d'un vaste travail participatif auquel ont contribué différents secteurs, organismes nationaux, experts, et partenaires sociaux et économiques, partant de la conviction que la protection de la santé du travailleur représente une responsabilité collective et que la réussite des politiques préventives requiert la conjugaison des efforts et l'unification des visions".

De son côté, la présidente de la Commission nationale des experts en médecine du travail au ministère, Nora Liani, a souligné que la médecine du travail en Algérie repose sur "un cadre constitutionnel garantissant le droit à la santé en milieu professionnel, ainsi qu'un cadre juridique intégré conforme aux conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT) ratifiées par l'Algérie".

Elle a également rappelé que "parmi les spécificités du modèle algérien figure l'intégration de la médecine du travail dans le système national de santé, en sus de l'existence d'une volonté politique ayant permis l'élaboration d'un plan stratégique national dans ce domaine".