Le dossier des “obligations de quitter le territoire français” (OQTF) est devenu un slogan brandi par une partie de la classe politique française à des fins électorales, affirme le quotidien “Le Soir d’Algérie” dans son édition de mardi.
“Depuis quelques années, une partie de la classe politique française brandit la question des obligations de quitter le territoire français pour accuser Alger de blocage. Pendant que Paris instrumentalise ce dossier à des fins électorales, Alger prouve sa bonne volonté, notamment avec l’initiative présidentielle qui a déjà permis à 320 jeunes Algériens en situation irrégulière de rentrer au pays”, écrit le quotidien dans son article intitulé “OQTF concernant des Algériens en France : la machine à mensonges de Paris”.
Pour appuyer ses propos, le journal évoque des “faits têtus”, soulignant que “sur les 179 laissez-passer consulaires délivrés récemment par l’Algérie, seuls 90 ont été utilisés par l’administration française”. Le quotidien ajoute que cette question est devenue un “leitmotiv” et un “slogan” placés au centre des relations entre les deux pays et qui sont brandis comme “un carton rouge à la face des autorités algériennes”, rappelant que des ministres français, dont “le sinistre” Bruno Retailleau (ex-ministre de l’Intérieur), n’ont cessé d’accuser Alger de bloquer la délivrance des laissez-passer consulaires.
“Il faut savoir que la délivrance des laissez-passer consulaires répond à une procédure stricte, qui nécessite un certain délai, notamment en matière d’étude du dossier, la partie algérienne étant tenue de vérifier que l’individu concerné est bien un ressortissant algérien. Mais la situation actuelle démontre la mauvaise foi de la partie française et surtout la volonté d’utiliser cette question pour s’attaquer à l’Algérie”, a expliqué encore le journal.
Et de s’interroger: “Pourquoi les autorités françaises ne font-elles pas preuve de sincérité politique pour reconnaître que l’Algérie n’est pas dans le déni ?”, soutenant que le dossier des OQTF “n’est qu’une coquille vide qui sert les objectifs de l’extrême droite en cette période préélectorale”.
Le journal conclut en affirmant qu’en revanche, l’initiative lancée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, au début de l’année en cours, au profit des Algériens ayant quitté de façon irrégulière le pays, a donné des “résultats concrets”, relevant que “320 jeunes ont pu régulariser leur situation et rentrer au pays”.