L'Algérie a appelé, à la clôture des travaux de la 33e réunion des chefs des services nationaux chargés de l'application des lois sur les drogues en Afrique (HONLEA-Afrique), tenue à Vienne (Autriche), à une classification internationale de certaines substances non soumises au contrôle international, à l'instar de la Prégabaline, indique ce dimanche un communiqué de l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT).

A cet égard, le Directeur général de l'ONCLDT, M. Tarek Kour, a préconisé, au nom de l'Algérie, d'inscrire la question du trafic illicite de la Prégabaline et de son usage non médical parmi les axes de débat de la prochaine session des chefs des services nationaux chargés de l'application des lois sur les drogues en Afrique (HONLEA-Afrique), précise la même source.

Cette proposition intervient en raison de la propagation croissante de la Prégabaline dans de nombreux pays, à l'instar de l'Algérie, d'autant plus qu'elle ne figure pas parmi les substances soumises au contrôle international, accentuant ainsi les risques de son détournement à des fins non-thérapeutiques, et aggravant ses répercussions sur l'individu et la société.

L'Algérie tend, à travers cette proposition, à favoriser l'échange de connaissances et d'expertises entre les pays africains et à intensifier l'échange d'informations sur les itinéraires du trafic illicite de la Prégabaline et les modes de détournement de son usage, tout en «mobilisant le soutien africain en vue de développer une approche commune de lutte contre ce phénomène et de formuler des recommandations et des mesures concrètes aux niveaux national, régional et international», ajoute le communiqué.

A travers ladite proposition, l'Algérie réaffirme «son attachement à poursuivre ses efforts dans la lutte contre le trafic illicite de substances psychotropes et à renforcer l'action africaine commune face aux nouveaux défis dans ce domaine».

A l'issue des travaux, le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Vienne, l'ambassadeur Rachid Bladehane, a reçu la délégation algérienne participant à cette session. Cette rencontre a constitué une opportunité d'échanger «les points de vue et de renforcer la coordination et la concertation sur les questions liées à la lutte contre les drogues et les substances psychotropes, mais aussi d'examiner les moyens de soutenir les efforts de l'Algérie visant à renforcer la coopération internationale et à intensifier la coordination conjointe dans ce domaine», selon la même source.