Selon l'agence américaine Associated Press AP, les entretiens tenus ce samedi 19 août par la délégation de la CEDEAO, avec les nouveaux dirigeants nigériens dont, le général Tchiani n'ont rien abouti.
Selon la même source, l'homme fort au Niger a appelé la CEDEAO à lever les sanctions imposées, mais n'a rien offert en retour. Malgré un "ton conciliant", les représentants des militaires ont toujours refusé de libérer le Président renversé Bazoum.
"Tchiani a également exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes quant au fait que la France – qui compte quelque 1.500 soldats dans le pays, qui avait fourni des formations et mené des opérations conjointes avec l'armée nigérienne – prépare une attaque", écrit Associated Press.
Par ailleurs, il faut noter que des jeunes nigériens se mobilisent davantage pour faire face à toute intervention militaire étrangère.
Samedi matin, des milliers de nigériens se sont rendus devant le stade Seyni Kountché dans le centre-ville de la capitale, Niamey pour s'inscrire comme combattants volontaires. Ces hommes, qui répondent à un appel de plusieurs organisations, seront éventuellement mobilisés en tant qu'auxiliaires civils de soutien aux forces armées.