Des affrontements ont éclaté lundi soir dans la province de Kénitra, au nord-ouest du Maroc, où la Gendarmerie royale a procédé à des tirs de sommation pour disperser des manifestants, faisant plusieurs blessés.
 
Selon des médias locaux, les incidents se sont produits dans le douar Riyah Lqabliya, relevant de la commune de Ben Mansour. Un groupe de manifestants aurait perturbé des travaux menés dans deux exploitations agricoles, incendié un engin de terrassement et affronté les forces de l'ordre à coups de pierres.
 
Le bilan provisoire fait état de plusieurs  manifestants blessés par des éclats de balles, dont l'état est jugé stable Des dégâts matériels ont également été signalés, notamment sur un véhicule de la Protection civile.
 
Les autorités marocaines ont annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire afin de déterminer les circonstances exactes des événements et d'établir les responsabilités.
 
Ces incidents interviennent dans un contexte marqué par des tensions sociales récurrentes au Maroc. Des organisations de défense des droits humains et plusieurs observateurs dénoncent régulièrement le recours à une approche sécuritaire pour faire face aux mouvements de contestation et aux revendications sociales. Ces incidents et tensions quotidiennes sont liées depuis la normalisation avec l'entité sioniste en décembre 2020,à la politique makhzenienne de chasser les marocains de leurs abris et terres au profit des nouveaux colons sionistes.
 
Pour de nombreux observateurs, le recours aux tirs de sommation à Kénitra illustre une nouvelle fois la volonté du Makhzen de mobiliser l'ensemble de ses moyens répressifs afin de contenir les protestations et de prévenir toute extension du mécontentement social, alors que le pays fait face à des difficultés économiques et à une montée des revendications dans plusieurs régions.
 
Rasha Selmi