Le commandeur Mohammed VI, dans un état de santé fébrile, a inauguré ce vendredi le 9 octobre, la douzième législature marocaine issue des dernières élections législatives du 23 septembre en prononçant une allocution illustrant à merveille l'état comateux d'un roi dépassé par les évènements.
Mohamed VI appelle comme à son habitude, l'accélération des "réformes économiques et administratives", au moment ou l'économie marocaine enregistre à la fin du mois d'aout dernier un déficit commercial de 25 milliards €.
Sur ce registre, l’Office des changes, le déficit commercial de la royauté a connu une hausse de 25,4% à fin août 2026 pour atteindre 282,61 milliards de dirhams (25 milliards d’euros), contre 225,28 milliards un an auparavant. Ce spectaculaire déficit commercial, lié en premier lieu à la facture d'importation des produits énergétiques est accompagné aujourd'hui par la dépréciation du Dirham qui connait une forte baisse par rapport aux principales devises étrangères comme l'euro et le dollars. La dépréciation du Dirham a atteint 7% par rapport au dollars US, durant les trois derniers mois.
La baisse de la valeur du dirham, conjuguée à la hausse des prix sur les marchés mondiaux, fait de la royauté l’un des pays les plus touchés par l’inflation mondiale qui avait suivi la crise sanitaire et le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.
La monnaie marocaine subit ainsi les contrecoups d’une situation mondiale tendue qui a fait flamber les prix de l’énergie et de nombreux produits et porté le dollar vers le haut, mais aussi de son propre système de change. Un état des lieux de l'économie marocaine, illustrant un roi hors-service et hors champ, dément le rapport du FMI, faisant l'éloge d'une économie enregistrant une hausse de croissance de plus de 6% dans les prochaines années, mais en réalité cette économie s'effondre graduellement avec une dette qui dépasse les 100 milliards de dollars US, pour un PIB de 181 milliards de dollars US, soit 60%,et un coût de la dette de 9 milliards annuellement.