Les dès sont jetés, et le prince héritier Moulay Hassan III sera bel et bien consacré successeur de son père Mohamed VI. Une succession qui sera annoncée à l’issue de la CAN 2025 qui se déroule actuellement au Maroc.
Une CAN qui se joue dans les coulisses et qui serait “offerte” au régime du Makhzen pour les besoins de l’intronisation du futur commandeur, et les besoins du blanchiment d’un régime à l’agonie, dont la population est condamnée au soulèvement pour mettre fin au règne de la famille noféodale alaouite.
Le lien entre la CAN 2025 et l’imminente intronisation de Moulay Hassan, après de longues mois de guerre fratricide au sein de la famille royale pour départager le fils et le frère de Mohamed VI, une guerre pilotée, rappelons-le par leurs commanditaires étrangers comme la France, l’entité sioniste, les Emirats Arabes Unis et les USA.
Moulay Hassan serait sorti vainqueur de cette guerre de succession au dépens de son oncle Moulay Rachid, soutenu lui aussi par ses soeurs et le très puissant conseiller Foued El Himma. Et ce n’est pas un hasard si on assiste aujourd’hui à cette surmédiatisation de la présence de Moulay Hassan dans les tribunes du stade de Rabat, pour soutenir son équipe, dans le cadre de son intégration progressive à la vie publique et d’une dynamique que les analystes associent à sa préparation en tant que futur roi.
Le show a débuté à l’occasion du match d’ouverture de la CAN 2025, opposant le Maroc aux îles des Comores le 21 décembre dernier. Moulay Hassan en a profité de cette opportunité pour taper sur un ballon et discuter avec les joueurs, salué les arbitres et les supporters, et donné le coup d’envoi cérémonial sous la pluie au nouveau stade Moulay Abdellah de Rabat, qu’il avait lui-même inauguré quelques mois auparavant.
Boostée par les instruments de la propagande du régime du Makhzen, pour faire le buzz sur les réseaux sociaux, sa présence à l’occasion du match d’ouverture ainsi que celui des huitièmes de finale ,opposant le Maroc à la Tanzanie dimanche dernier, s’inscrit dans cette stratégie d’intronisation et d’amélioration d’une image d’un régime ternie et bousculée par les revendications de la jeunesse marocaine appelant à l’amélioration des conditions de vie en matière de santé, d’enseignement, via des investissements appropriés au lieu d’opter pour des investissements colossaux pour la construction des stades en vue de plaire aux étrangers.
Lors de sa dernière apparition au stade lors du match Maroc-Tanzanie, Moulay Hassan était accompagné de sa mère, la princesse Lalla Salma (divorcée du roi Mohammed VI), sa sœur, la princesse Lalla Khadija, et des amis .
Des vidéos ont circulé les montrant en train de célébrer le but de Brahim Diaz qui a qualifié le Maroc pour les quarts de finaleDes vidéos diffusées pour consolider son profil public dans le cadre d’un agenda institutionnel et diplomatique croissant.
En octobre dernier, il a reçu l’équipe marocaine des moins de 20 ans, championne de la Coupe du monde au Chili ; en novembre 2024, il a reçu le président chinois, Xi Jinping , à l’aéroport de Casablanca lors d’une escale technique, et en juin de la même année, il a présidé au lancement des travaux de construction de la future usine de dessalement de la ville.
Ce marketing politique de son profil a coïncidé avec le retour progressif sur le devant de la scène de sa mère, la princesse Lalla Salma, 47 ans , après une longue absence depuis 2018, date à laquelle le magazine Hola avait rapporté son divorce avec Mohamed VI, sans annonce officielle de la Maison royale marocaine.
l’apparition « progressive et mesurée » de Lalla Salma s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’image de cohésion de la famille royale : « La famille est l’un des piliers de la légitimité de la monarchie et l’image de stabilité familiale, à son tour, projette une image de stabilité politique dans un système centré sur l’institution monarchique. »