Le directeur général adjoint de l’organisme national de contrôle technique de la construction hydraulique (CTH) a indiqué ce jeudi que la Mauritanie est un marché très intéressant pour l’Algérienne des Eaux (ADE) et l’ensemble de ses filiales (études et réalisations), et qu’il est temps d’exporter le savoir-faire algérien.
Dernier invité de la semaine de l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Khouas a tout d’abord fait une présentation détaillée du CTH, notamment en ce qui concerne ses missions et ses différents clients, publics et privés.
Il est également revenu sur la présence du CTH à la huitième édition du Salon des produits et services algériens à Nouakchott, en Mauritanie, qui s’est déroulé du 5 au 11 mai.
Selon lui, le CTH, ainsi que l’ensemble des entreprises spécialisées en hydraulique présentes à ce Salon, ont découvert que les Mauritaniens ont un réel besoin dans le domaine de l’hydraulique.
« En Mauritanie, il y a un énorme stress hydrique. En milieu urbain, 30 % des Mauritaniens n’ont pas accès à l’eau, alors que ce chiffre atteint 50 % en milieu rural. Donc, c’est une opportunité pour nous », a-t-il signalé.
Citant la capitale Nouakchott comme exemple, M. Khouas a indiqué qu’il y aura très certainement beaucoup d’ouvrages hydrauliques à réaliser, car cette ville dispose d’un réseau d’assainissement vraiment archaïque, où les fosses septiques sont largement utilisées.
Poursuivant son argumentaire, l’invité de la Chaîne 3 a estimé qu’il est grand temps d’exporter vers les pays africains la grande expérience acquise par l’Algérie durant ces dernières années, à commencer par la Mauritanie, avant de conquérir d’autres marchés dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, tels que le Sénégal et le Mali.
Avant de terminer, M. Khouas a annoncé que le CTH a remporté un marché de suivi et de réalisation de forages à Djibouti. « On est vraiment dans l’export du savoir-faire algérien vers les autres pays du continent », a-t-il conclu.
Source: Radio algérienne