Dans la foulée des déclarations provocatrices et néocoloniales exprimées respectivement par l’agent de la DGSE et ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, et de l’ancien premier. ministre français Edouard Philippe sur l’accord de l’immigration signé entre Paris et Alger en décembre 1968, la délégation de l’Union européenne sort une nouvelle carte de surenchère, en accusant certains algériens demandeurs de visas Schengen de fraudeurs, allusion faite aux documents déposés au niveau de représentations consulaires des Etats membres de cet espace.
Sur ce registre, il est important de souligner, que les algériens ont été durant de longues années lésés via les exigences de paperasses censées être demandées par des administrations algériennes, et non étrangères. Comment peut-on exiger à des ressortissants algériens des documents de cotisations à la CNAS ou la CASNOS? Les représentations consulaires algériennes exigeront des documents pareils à des demandeurs de visas européens.
Aujourd’hui, il est clair que de telles décisions prises par la France qui est restée 132 ans en Algérie sans faire de visa, ou l’Union européenne s’inscrivent dans le cadre de la surenchère et le chantage à l’égard de l’Algérie, qui refuse de reconduire l’ancien accord d’association qui avait causé un immense préjudice financier à l’Algérie, dont le montant oscille entre 250 et 300 milliard d’euros en 15 ans.
L’Algérie nouvelle qui aspire à diversifier ses partenaires commerciaux et économiques est loin de sombrer dans ce diktat néocolonial.