Le ministre de l'Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a mis en avant, samedi à Alger, l'importance croissante, à l'échelle continentale et internationale, de la Conférence africaine des start-up, abritée annuellement par l'Algérie et dont la 5e édition est prévue en décembre prochain à Alger, affirmant que cet événement constitue désormais "le plus grand événement technologique en Afrique".

Lors d'une conférence de presse consacrée à cette manifestation, prévue du 5 au 7 décembre au "CIC Abdelatif-Rahal", le ministre a précisé que cette édition connaîtra une large participation africaine et internationale, avec plus de 25000 participants, dont 40 délégations ministérielles du continent africain, plus de 150 investisseurs et plus de 100 experts internationaux dans les domaines des technologies émergentes et de l'intelligence artificielle.

Outre les start-up africaines, plusieurs organismes, organisations et start-up de différents pays, notamment l'Arabie saoudite, l'Allemagne, l'Italie et la Russie, prendront part à cet événement, a-t-il ajouté, relevant que plusieurs organisations onusiennes et instances en relation avec le monde de l'entrepreneuriat seront également présentes.

M. Ouadah a, par ailleurs, souligné que les résultats des précédentes éditions de cette Conférence, notamment ceux issus du sommet ministériel organisé en marge de la rencontre, "se sont transformés en résolutions officielles de l'Union africaine (UA)", ajoutant que les conclusions de la 4e édition, tenue l'année dernière en Algérie, ont été approuvées vendredi au siège de l'UA à Addis-Abeba.

L'édition de cette année, placée sous le thème "La Deep Tech, le véritable défi", interviendra dans un contexte où l'écosystème africain de la Deep Tech connait une accélération sans précédent, la valeur du financement de la technologie profonde au niveau du continent étant passée à 1,2 milliard USD en 2023 contre 86 millions USD en 2015, en faisant ainsi l'un des domaines les plus dynamiques en Afrique, selon le programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Ce rendez-vous continental constitue "une étape stratégique" devant réunir les ingénieurs de la souveraineté technologique du continent pour dessiner les contours d'un avenir technologique africain indépendant et fort, vu qu'il s'agit d'une plateforme regroupant les décideurs dans le domaine technologique, les investisseurs et les start-up africaines afin d'échanger les expertises, d'établir des partenariats et conclure des marchés, ce qui contribuera à renforcer l'écosystème pour l'innovation et l'entrepreneuriat en Afrique.

Cette nouvelle édition vise à mettre en exergue la capacité des start-up africaine à développer des solutions innovantes dans le domaine de la Deep Tech, à ancrer son rôle en tant qu'acteur principal dans la construction de la souveraineté technologique du continent, notamment en matière de données, l'IA, la santé et l'énergie, en sus d'investir dans les grandes transformations technologiques pour mener un nouveau bond de développement africain", a-t-on affirmé.

Au programme, trois jours de dialogue entre les ministres, les acteurs du secteur privé, les investisseurs et les centres de technologie et les compétences africaines à l'étranger pour parvenir "à des résultats pratiques et des recommandations exécutables, ce qui profitera directement aux startupers aux différentes parties dans l'écosystème africain", selon les organisateurs.

Au menu figurent quatre principales thématiques, à savoir la souveraineté numérique et l'IA, les ressources stratégiques et l'énergie, la santé et le capital humain et l'entrepreneuriat féminin africain dans la technologie profonde.