Par Hanane Ben
En voulant orchestrer une opération de harcèlement contre l'Algérie, sous la forme d'une pétition visant à s'opposer à l'extradition de l’ancien homme d’affaires algérien Ayoub Aïssiou — arrêté à Barcelone le 25 juillet dernier sur la base d’un mandat d’arrêt international et faisant l’objet d’une procédure d’extradition vers l’Algérie —, les sayanim français se sont pris à leur propre piège.
Leur initiative s'est retournée contre eux. En signant publiquement cette pétition pour empêcher l'extradition de ce délinquant, ces initiateurs, issus des réseaux judéo- sionistes habituels, ont exposé au grand jour leur propre identité et ont eux-mêmes alimenté les accusations portées contre eux.
Les masques tombent et l'embarras est désormais manifeste. Alors que la presse algérienne a mis en lumière la réalité du dossier d'Ayoub Aïssiou démontrant qu'il ne s'agit pas d'un opposant politique mais d'un individu recherché pour des faits de nature économique et financière, les signataires de la pétition orchestrent un repli stratégique. Pris au piège de leur propre précipitation, ces judéo-sionistes découvrent l'inconfort d'avoir défendu un dossier bancal sans en vérifier la substance. Face à la précision des faits et aux éléments transmis par la justice, leur posture morale s'effrite et fait place à des manœuvres de distraction.
Cette volte-face traduit une réalité plus large. Cette initiative s'inscrit dans une volonté récurrente de cibler l'Algérie et de fragiliser sa voix sur la scène internationale. En s'attaquant aux institutions algériennes sous couvert de défense des droits, les initiateurs de cet appel tentent de faire oublier le fond de l'affaire. La manœuvre échoue pourtant devant l'évidence des faits. Ce pas en arrière forcé révèle une instrumentalisation manquée, où la réalité judiciaire vient démentir les postures politiques de ceux qui contestent la ligne souveraine et le soutien historique de l'Algérie à la cause palestinienne.
La formule se veut habile, mais elle fait presque sourire tant elle cherche à masquer l'essentiel. La question qui se pose d’elle-même est au nom de quel droit ces figures s'immiscent- elles ainsi dans les affaires intérieures et judiciaires de l'Algérie ?
Dire « On avait signé un appel pour un homme. Ils ont répondu en comptant les Juifs » relève d'une pirouette pour esquiver le fond du dossier. La réalité est bien plus simple pourtant. Il s'agit d'une nouvelle tentative d'ingérence.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'on retrouve dans cette initiative les mêmes figures médiatiques qui faisaient déjà grand tapage pour réclamer la libération de Boualem Sansal lors de son arrestation en Algérie et qui se remobilisent aujourd'hui pour Aïssiou. Cette persistance à orchestrer des campagnes de pression contre un pays qui a toujours défendu la cause des opprimés ne relève plus du hasard, mais d'un harcèlement politique continu.
Que l'on se mobilise pour un écrivain ou une figure politique comme l’agent franco-sioniste Boualem Sansal, cela s'inscrit dans un registre classique et prévisible. Mais tenter aujourd'hui de tailler un costume d'opposant politique sur mesure à Ayoub Aïssiou relève de la farce grossière.
Aïssiou n'est ni un idéologue ni un dissident, c'est un homme d'affaires poursuivi pour des délits financiers et du blanchiment d'argent. Un homme de réseaux dont les ramifications financières s'étendent de la France au Maroc, en passant par plusieurs capitales européennes.
Dès lors, une question s'impose : d'où vient une telle fébrilité ? Pourquoi une telle mobilisation pour un délinquant réclamé par la justice de son pays ? S’agit-il simplement d'une énième tentative de provoquer l’Algérie, par l'intermédiaire de médias français stipendiés toujours prompts à relayer ces campagnes ? Ou cherche-t-on à protéger des intérêts bien plus obscurs, dont Aïssiou ne serait que l'un des maillons ? La panique de ses soutiens masque mal une peur bien réelle, celle de voir Alger mettre au jour les connivences et les intérêts partagés de tout un réseau.