Les alertes successives émises par des organismes relevant de l'Union européennes (UE) concernant la toxicité des produits importés du Maroc représentent un coup dur pour le Makhzen et à l'image de "partenaire commercial incontournable" qu'il souhaite vendre à ses partenaires en faisant fi du respect de la santé publique et de l'environnement.

Enchaînant les esclandres dans différents domaines, le Makhzen est à présent embourbé dans un nouveau scandale sans égal, après la découverte par les services de contrôle européens de résidus de pesticides et autres produits toxiques, cancérigènes et nocifs pour l'environnement dans des produits agricoles importés du Maroc.

Le Système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de la Commission européenne a émis ces dernières années plusieurs alertes liées aux produits agricoles marocains jugés dangereux pour la santé publique et pour l'environnement, portant un coup dur à la propagande marocaine.

Une propagande qui s'est heurtée à la réalité du terrain. Entre les années 2025 et 2026, les alertes émises à l'encontre des produits marocains se sont multipliées accentuant la pression sur les produits marocains, notamment la tomate et le piment.

Au moins 20 alertes ont été recensées concernant ces deux produits qui contiennent un fort taux de métaux et de résidus de pesticides classés dans la catégorie "danger grave", selon les normes européennes. 

Face à ce péril, de nombreux pays européens ont adopté des mesures strictes, notamment au niveau des services des douanes et de contrôle sanitaire pour filtrer de manière plus efficace les produits provenant du Maroc et en ayant recours, de manière systématique, aux analyses lorsqu'il s'agit de produits provenant du Maroc.

La multiplication des dépassements commis par ce pays l'a mis dans une posture difficile aux yeux de l'UE qui considère que la qualité d'un produit ne se mesure pas seulement par son prix ou sa disponibilité, mais surtout par le respect aux normes sanitaires en vigueur.

Une méfiance européenne de plus en plus palpable à l'égard des produits marocains Le mépris affiché par le Makhzen à l'égard des normes européennes relatives à la santé et à l'environnement a suscité la méfiance des pays du Vieux continent. Des acteurs économiques de l'UE ont, de leur côté, imposé une pression sur les autorités de leurs pays respectifs afin qu'ils prennent des mesures face à l'attitude du Maroc qui continue à exporter ses produits nocifs pour la santé.

En Espagne, pays en première ligne face aux flux des produits toxiques provenant du Maroc, des organisations agricoles ont appelé à mettre fin aux pratiques de ce pays qui impose une concurrence déloyale tout en mettant sur les marchés européens des produits dangereux.

Elles pointent également le fait que le Maroc commercialise des produits agricoles provenant du Sahara occidental en les présentant comme étant des produits marocains, ce qui est contraire au droit international et aux décisions de la Cour de justice européenne.

Dans ce même contexte, l'Association espagnole des jeunes agriculteurs (ASAJA) a porté plainte auprès de la Commission européenne face au danger que représente la tomate marocaine. De manière générale, les professionnels européens ont exigé davantage de rigueur en matière de contrôle dans le pays exportateur et au niveau des points de contrôle aux frontières.

Des médias européens, mais aussi des associations de protection des consommateurs, ont réagi, à leur tour, face à l'introduction, en Europe, de ces produits dangereux mettant à nue l'image trompeuse brandie par le Maroc, qui souhaite se présenter comme un pays proposant des produits de "qualité, concurrentiels et respectant les normes de sécurité alimentaires".

Des affirmations largement démenties par la réalité du terrain.