Selon les évaluations de la BM, sur fond de ralentissement économique prévu pour 2023, l’Algérie sera impactée elle aussi. Pour cause, le recul des prix des hydrocarbures.
Sur ce point, Nouredine Legheliel, chiffres à l'appui, note que la moyenne du prix du Brent pour l'année 2022 était 100,78 dollars et la moyenne du prix du Brent de la période oscillant entre le 1er janvier 2023 jusqu'au 13 juin 2023 est de 79,81 dollars, c'est à dire une baisse de 20%.
"Pour que les prévisions de la banque mondiale sur la croissance économique en Algérie pour l'année 2023 soient exactes et précises, il faut que la moyenne du prix du pétrole Brent du 14 juin 2023 jusqu'au 31 décembre 2023 soit de 40 dollar, une chose , fort improbable ...même l'Agence Américaine de l'énergie EIA prévoit un prix du pétrole Brent à 82 dollars pour l'année en cours, souligne encore notre interlocuteur.
Et d'ajouter "les prévisions de la Banque Mondiale sur la croissance économique algérienne pour l'année 2023 sont trop pessimistes au point qu'elles paraissent fort improbables ....et curieusement ,l'instance de Bretton Woods qui a revu à la baisse les croissance économiques de tous les pays de la région MENA, comme l'Egypte qui avait une croissance de 5.9 en 2022 chute à 4%, la Tunisie qui passe de 2.6 en 2022 à 2.3 en 2023, et la Jordanie qui passe de 3.2 % en 2022 à 2.6% en 2023 ...sauf celle du Maroc...qui va doubler passant de 1,1% en 2022 à 2,2 % en 2023, d'où la nécessité de s'interroger comment la BM avait calculé la croissance du PIB marocain pour l'année 2023 et qui reste une question pleine de doute ..."