Dans l’espoir de faire face à la crise énergétique qui frappe le pays, le gouvernement du régime du Makhzen a annoncé une enveloppe budgétaire supplémentaire de 2 milliards de dollars US ( 20 milliards de dirhams) pour le budget initial de l’exercice 2026 en cours afin de limiter les répercussions économiques sur le marché intérieur.
Cette enveloppe doit notamment financer des subventions visant à stabiliser les prix de l’énergie, des transports et de l’électricité.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes perturbations d’approvisionnement énergétique mondial provoquées par la guerre au Proche-Orient . Une situation particulièrement sensible pour le régime du Makhzen, fortement dépendant des importations de pétrole, de gaz et de charbon, et qui ne dispose plus de capacités nationales de raffinage.
Le porte-parole du gouvernement du commandeur, Mustapha Baitas, a confirmé l’existence de ces ajustements budgétaires sans en préciser le montant. Selon lui, cette mesure vise à « allouer les réserves nécessaires pour faire face aux conséquences potentielles de la situation actuelle, notamment en matière de soutien au pouvoir d’achat des citoyens ».
Le plan prévoit notamment le maintien des subventions destinées à stabiliser les prix du gaz domestique, des transports publics et des tarifs de l’électricité. Le très controversé ministre délégué chargé du Budget, Fewzi Lekjaa, avait indiqué le mois dernier que les aides consacrées aux transports publics et à l’électricité coûtaient environ 648 millions de dirhams par mois à l’État.
Il convient de rappeler, que le déficit budgétaire au Maroc avait atteint près de 34,5 milliards de dirhams (3,7 milliards de dollars) en janvier- février de cette année, contre 24,8 milliards de dirhams (2,6 milliards de dollars) au cours de la même période l’année dernière, selon le ministère marocain de l’Économie et des Finances
Les recettes, provenant principalement des impôts, du tourisme et des exportations de phosphate, ont chuté de 5 %, avait indiqué la même source marocaine.
Dans le même cadre, il faut noter que l’économie marocaine est largement menacée d’effondrement faute de réserves suffisantes en énergie, dans la foulée du conflit au Proche-Orient et les répercussions de la flambée des prix des produits énergétiques.
Un état des lieux que reconnaissait la ministre marocaine de l’Économie Nadia Fettah Alaoui, au début dumois de mars dernier, confirmant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie de son pays, en lâchant le mot tabou “crise”lors d’une rencontre internationale.