Le concours de recrutement de 40 500 enseignants, lancé le 26 décembre dernier par le ministère de l’Éducation nationale, a enregistré une forte participation, avec plus d’un million de candidats inscrits. Les postulants retenus seront convoqués à un entretien oral à partir du mois de mars prochain, a annoncé le chargé d’études et de synthèse au ministère de l’Éducation nationale, M. Abdelouahab Koulalene.
Invité, ce jeudi, de l’émission L’Invité du jour sur Chaîne 3, M. Koulalene a précisé que le traitement des dossiers est actuellement en cours. Une fois cette étape achevée, « le système procédera à l’évaluation et à la notation de l’ensemble des candidats, avant d’établir le classement. Les listes des candidats retenus seront alors convoquées, à partir du mois de mars, pour passer l’entretien oral », a-t-il expliqué.
Le représentant du ministère a rappelé que cette opération de recrutement intervient après plusieurs années sans concours, en raison des mesures prises par le Président de la République visant l’intégration des enseignants contractuels. Dans ce cadre, près de 82 000 enseignants ont été intégrés, auxquels s’ajoutent environ 17 000 recrutements dans le domaine du sport et de l’encadrement de l’éducation physique et sportive à l’école primaire, ainsi que près de 15 000 postes ouverts pour l’enseignement de l’anglais au primaire, suite à la généralisation progressive de cette matière.
Malgré ces recrutements, le secteur de l’éducation continue d’exprimer un besoin permanent en ressources humaines. « Il s’agit d’un méga-secteur qui emploie plus d’un million de fonctionnaires, soit environ 1,07 million d’agents, et qui encadre près de 12 millions d’élèves répartis à travers 30 300 établissements scolaires », a souligné M. Koulalene. C’est dans ce contexte que les besoins pour l’année scolaire 2025-2026 ont été évalués à 40 500 postes budgétaires, justifiant ainsi l’organisation de ce concours national.