Par Amar Belani 
 
Le propos de ce responsable  est surtout révélateur par ce qu'il tait soigneusement. Pas un mot sur les agissements de cet État pyromane et prédateur, qui prospère sur le chaos partout où il fourre son nez , au Yémen, au Soudan, en RDC, au Somaliland, et ailleurs encore. Un État qui a fait de l'instabilité des autres son modèle économique n'est décidément pas bien placé pour donner des leçons de méthode diplomatique.
 
Parler de « clarté » et dénoncer les « énigmes à décrypter » est un exercice d'audace venant de celui dont le pays n'a jamais assumé ni son soutien au MAK, mouvement séparatiste classé terroriste, ni la protection offerte à des fugitifs de la justice algérienne, ni sa coopération militaire active avec l’axe Tel Aviv- Rabat dont les visées anti- algériennes sont un secret de polichinelle.
 
L'opacité, en l'espèce, n'est pas du côté d'Alger, elle a un nom et une adresse, et ce nom est Abou Dhabi.
 
En vérité, cette pirouette rhétorique n'est rien d'autre que l'aveu classique de celui qui n'a aucune réponse sur le fond, et le sait.
 
Quant à la leçon sur « la raison et la clarté des intérêts », Abou Dhabi ferait mieux de la réserver à ses partenaires des accords d’Abraham, avec lesquels il partage une complicité face aux crimes de guerre, aux crimes contre l’humanité et aux actes de génocide commis contre le peuple palestinien.
 
Rien d’étonnant, au demeurant, de la part d’un pays qui a financé le parti d’extrême droite français, connu pour son hostilité envers les Arabes et les musulmans.
 
 L'Algérie, elle, n'a pas besoin qu'on lui explique ce que sont ses intérêts . elle vient de démontrer qu'elle sait exactement comment les défendre et avec qui cesser de faire semblant.
 
Amar Belani, ancien ambassadeur