Le personnel de l’éducation nationale peut postuler à la retraite anticipée instaurée par le président de la République dès le premier trimestre de l’année scolaire. L’annonce a été faite ce jeudi par le chargé d’études et de synthèse au ministère de l’Éducation nationale, M. Abdelouahab Koulalene, lors de son intervention dans l’émission L’Invité du jour sur la Chaîne 3.
Interrogé sur le décret exécutif n° 26-74 relatif à la retraite anticipée, publié au Journal officiel le 14 janvier 2026, l’intervenant a précisé que les enseignants peuvent demander un départ à la retraite trois ans avant l’âge légal, fixé à 52 ans pour les femmes et 57 ans pour les hommes. Il a tenu à souligner que ces demandes ne peuvent en aucun cas être refusées.
« Le texte est clair et explicite : aucune demande ne peut être rejetée par qui que ce soit, puisque ce droit est consacré par la loi », a-t-il affirmé. Il a toutefois précisé que les enseignants souhaitant bénéficier de cette mesure doivent déposer leurs demandes durant le premier trimestre de l’année scolaire, afin de ne pas perturber le fonctionnement des établissements éducatifs.
Concernant les catégories concernées par cette disposition, M. Koulalene a indiqué qu’elle s’applique aux corps enseignants ainsi qu’aux corps issus de l’enseignement. Il s’agit notamment des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire, toutes catégories confondues, ainsi que des directeurs d’établissements du primaire et du moyen, des inspecteurs et des corps des censeurs.
« Gel de la formation des enseignants en attendant son annulation »
Abordant la question de la formation des enseignants prévue par les statuts particuliers en vue de leur promotion aux grades supérieurs, un sujet qui a récemment suscité de vives tensions entre la corporation et le ministère de l’Éducation nationale, M. Koulalene a indiqué que cette formation avait été rejetée par les personnels concernés.
Selon lui, le ministre de l’Éducation nationale, constatant que cette formation, en l’absence d’adhésion des enseignants, était vouée à l’échec, a décidé de son gel « en attendant son annulation définitive et l’adoption d’autres dispositions d’intégration qui seront consacrées dans le texte portant amendement du statut particulier en vigueur ».
Par ailleurs, le chargé d’études et de synthèse a fait savoir que le ministre de l’Éducation nationale a appelé à l’accélération des procédures relatives à la révision des statuts particuliers.