La Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines a appelé à permettre aux organisations de défense des droits de l'Homme et aux avocats d'examiner la situation des détenus sahraouis dans les prisons marocaines et de garantir la possibilité de contrôler leurs conditions d'incarcération.

Dans un communiqué relayé par l'Agence de presse sahraouie (SPS), la Ligue a renouvelé son appel à révéler "immédiatement" le lieu de détention du détenu civil sahraoui Hassan Dah et à permettre à sa famille et à son avocat de communiquer avec lui et de s'enquérir de son état. 

Elle a également souligné la nécessité de révéler l'état de santé actuel des neuf détenus observant une grève de la faim illimitée et de leur assurer les soins médicaux nécessaires, dans le respect de leur volonté et de leurs droits fondamentaux, ainsi que de permettre à leurs familles de leur rendre visite et de communiquer avec eux sans entraves, ni mesures de représailles.

Il s'agit de Mohamed Bani, détenu à la prison d'Aït Melloul 2, d'Abdallah Abbah, de Mohamed Lemine Haddi et d'El Bachir Khadda, détenus à la prison de Tiflet 2, ainsi que de Sidi El Bachir Boutenghiza, Ahmed Sebaï, Naâma Asfari, El Houcine Zaoui et Hassan Dah, détenus à la prison centrale de Kénitra.

La Ligue a insisté sur la nécessité de mettre fin aux restrictions imposées aux familles des détenus et de garantir leur droit à connaître le sort de leurs proches et leur situation, appelant également à permettre aux détenus de communiquer avec leurs familles et leurs avocats, et à mettre fin à leur isolement ou à leur dispersion de manière à empêcher tout suivi de leur situation. 

Dans ce contexte, elle a appelé les organisations internationales de défense des droits de l'Homme, les organismes onusiens concernés et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ainsi que les organisations de défense des droits humains et les médias internationaux à suivre "de manière urgente" ces développements, à vérifier la situation des détenus observant une grève de la faim et à œuvrer à garantir leur sécurité et leurs droits fondamentaux.

La Ligue a également exhorté toutes les parties concernées à "ne pas attendre une grave détérioration de l'état de santé des détenus ou l'irréparable pour agir".