La militante sahraouie des droits humains Ghalia Djimi a appelé à la mise en place d’instances et de mécanismes « forts et indépendants » capables de faire face aux défis liés à la protection des droits humains au Sahara Occidental, sans attendre le règlement définitif du conflit.
Intervenant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Ghalia Djimi a fait état de sa préoccupation face à ce qu’elle qualifie de violations « systématiques et continues » des droits humains commises depuis cinquante ans par les autorités marocaines dans les territoires occupés.
Elle a particulièrement insisté sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, qu’elle a présenté comme un droit fondamental et inaliénable, garantissant la dignité humaine et ouvrant la voie à un développement « réel, durable, efficace et équitable ».
La militante sahraouie a également alerté sur la persistance des cas de disparition forcée et leurs conséquences, ainsi que sur les allégations de torture, les représailles, les procès qu’elle qualifie d’inéquitables et les longues peines qu’elle estime injustifiées visant des militants sahraouis et des défenseurs des droits humains dans les territoires occupés.
Ghalia Djimi a par ailleurs dénoncé les restrictions imposées, selon elle de manière discriminatoire, à la liberté d’expression et de réunion contre les Sahraouis exprimant des positions contraires à celles des autorités marocaines.
À l’appui de son intervention, elle a évoqué un incident survenu le 20 septembre, affirmant que deux militantes de la ville occupée de Boujdour, Zinebou Babi et Hajina Babi, avaient subi des mauvais traitements après avoir participé à une manifestation pacifique. Elle a également fait état d’une intervention nocturne contre le domicile de l’une d’elles.
Face à cette situation, Ghalia Djimi a réaffirmé que le Conseil des droits de l’homme devait, selon elle, assumer son rôle dans la protection des droits fondamentaux du peuple sahraoui et œuvrer à garantir que les auteurs de violations ne bénéficient pas de l’impunité.
Rédaction Algérie 54