Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, a réitéré l'engagement de l'organisation à accompagner les parties concernées vers une solution politique mutuellement acceptable, garantissant au peuple sahraoui l'exercice de son droit à l'autodétermination.
 
Les Nations unies maintiennent leur engagement en faveur d'une solution politique à la question du Sahara Occidental, fondée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Cette position a été réaffirmée mercredi par le secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'organisation.
 
Évoquant sa récente tournée au Moyen-Orient ainsi que l'évolution des activités des missions onusiennes de maintien de la paix, le responsable onusien a assuré que l'ONU restait engagée à soutenir les parties concernées dans leurs efforts pour parvenir à « une solution politique mutuellement acceptable », permettant de parvenir à un règlement de la question et garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.
 
Cette réaffirmation intervient quelques jours après la déclaration du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui avait souligné, dimanche dernier, que la non-prorogation du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso) ne portait « aucunement atteinte au droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination ».
 
António Guterres avait également insisté sur la poursuite des efforts de médiation conduits par son envoyé personnel, Staffan de Mistura, réitérant l'engagement de l'ONU à accompagner les parties vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
 
Réagissant à ces déclarations, le ministre conseiller de l'ambassade de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Mhamed Cheikh, a estimé qu'elles revêtaient une importance particulière au regard des développements récents du dossier sahraoui et des tentatives visant à imposer le plan d'autonomie marocain comme issue au conflit.
 
Le diplomate sahraoui rappelle que la Minurso, créée en 1991, avait pour mission principale de permettre l'organisation d'un référendum d'autodétermination, outre la supervision du cessez-le-feu. Il estime que les entraves marocaines, avec le soutien de la France et des États-Unis, ont empêché la pleine mise en œuvre de son mandat.
 
Mhamed Cheikh considère, par ailleurs, que les tentatives visant à faire avancer le plan d'autonomie marocain se sont heurtées à un échec, malgré le poids diplomatique déployé par Washington pour promouvoir cette proposition au Conseil de sécurité.
 
Pour le représentant sahraoui, les récentes clarifications du secrétaire général de l'ONU confirment que les développements concernant la Minurso ne changent en rien la nature politique et juridique du conflit, qui demeure une question de décolonisation relevant du droit à l'autodétermination.
 
En conclusion, Mhamed Cheikh a réaffirmé la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat pour la liberté et l'indépendance, après plus de 52 années de résistance, soulignant son attachement à ses droits inaliénables et imprescriptibles.
 
Rasha Selmi