Une délégation du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) est arrivée à New York pour participer, les 7, 8 et 9 octobre, aux séances de pétitions devant les membres de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, également appelée Commission de la décolonisation.
 
La délégation algérienne entend y dénoncer l’occupation du Sahara occidental par le Maroc, les violations des droits humains dans les territoires occupés et la situation des prisonniers sahraouis, tout en plaidant pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
 
Durant ces séances, les représentants du CNASPS doivent notamment mettre en avant la situation au Sahara Occidental, qu’ils décrivent comme une question de décolonisation demeurant sans règlement depuis plus de cinq décennies. Ils dénonceront également les violations des droits humains dont font l’objet, selon eux, les populations sahraouies, ainsi que la situation des prisonniers sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
 
La délégation algérienne entend également dénoncer les entraves au processus de règlement et ce qu’elle présente comme des manœuvres visant à empêcher l’aboutissement d’une solution juste et définitive au conflit.
 
Au cœur de son plaidoyer figurera le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, avec un appel à l’organisation rapide d’un référendum permettant aux Sahraouis de choisir librement leur destin, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
 
En marge des séances de pétitions, les représentants du CNASPS participeront également à un meeting de soutien au peuple sahraoui et effectueront des visites auprès de représentations diplomatiques étrangères accréditées à New York, dans le cadre d’actions de sensibilisation et de lobbying autour de la question sahraouie.
 
La présence de la délégation algérienne intervient alors que les travaux de la Quatrième Commission se poursuivent à New York autour des questions de décolonisation. Plusieurs États ont, à cette occasion, réaffirmé leur attachement au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et au cadre onusien de règlement de la question du Sahara Occidental.
 
La Namibie a notamment qualifié le Sahara occidental de « dernière colonie d’Afrique », tout en réaffirmant son soutien au mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Elle a appelé à la poursuite des efforts internationaux afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.
 
L’Afrique du Sud a, de son côté, insisté sur la nécessité de placer le droit à l’autodétermination au centre de tout règlement. Pretoria a également réaffirmé son attachement à la primauté du droit international dans le traitement de la question sahraouie.
 
Cuba, le Zimbabwe et le Mexique ont également renouvelé leur soutien au principe de l’autodétermination du peuple sahraoui et aux efforts conduits sous l’égide des Nations unies. L’Angola a, pour sa part, rappelé le statut du Sahara occidental en tant que territoire non autonome inscrit sur la liste des territoires relevant du processus de décolonisation de l’ONU.
 
La Russie a également réaffirmé la responsabilité de la communauté internationale à l’égard des peuples privés de leurs droits à l’autodétermination, citant notamment le peuple sahraoui.
 
Ces prises de position interviennent alors que les débats de la Quatrième Commission mettent une nouvelle fois en évidence la persistance du dossier sahraoui dans l’agenda de la décolonisation des Nations unies. Pour le CNASPS, sa participation aux séances de pétitions constitue ainsi une nouvelle occasion de porter devant la communauté internationale la revendication d’un règlement fondé sur l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination.
 
Rasha Selmi