Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi, a indiqué ce dimanche que le projet de résolution présenté dernièrement aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies « vise à dénaturer complètement le dossier du Sahara occidental ».

Intervenant dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Ayachi a rappelé que le dossier du Sahara occidental est une question de décolonisation et que le Maroc et ses soutiens, à travers les dernières démarches, veulent légitimer un fait accompli colonial imposé par la force aux Sahraouis.

Questionné sur le non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), le président du CNASPS a estimé que la situation est « dangereuse ». Néanmoins, les choses peuvent évoluer dans les prochaines heures. « On va voir comment les choses vont avancer entre les membres du Conseil de sécurité, car il y a des discussions de couloirs, de coulisses et des négociations entre les membres permanents à la recherche d'une solution », a indiqué l’intervenant, expliquant qu’il doit y avoir une solution pour continuer à traiter le dossier du conflit au Sahara occidental et voir ce qu'il en sera de la MINURSO, soit une revitalisation, une reconduction ou bien un remplacement.

« Il faudra bien un instrument des Nations unies dans le dossier, puisqu’il reste au niveau de l’ONU et au niveau du Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, l’invité de la Chaîne 3 a révélé que le but recherché derrière cette manœuvre est la dénaturation de la MINURSO et la redéfinition de sa mission, notamment avec la suppression de la lettre « R », correspondant au terme référendum, dans l'acronyme de l’instrument onusien. Et sans référendum, ce n'est plus une affaire de décolonisation.

M. Ayachi a conclu en signifiant que le souhait du Makhzen est de voir le dossier de la décolonisation du Sahara occidental sortir des Nations unies afin qu'il puisse être traité comme un dossier ordinaire et sans les sanctions du droit international.

Source: Radio Algérienne