Le premier train de voyageurs reliant Tindouf à Béchar a pris son départ samedi, après une inauguration en grande pompe de la gare ferroviaire de Tindouf, par une importante délégation ministérielle. Selon le directeur de contrôle de gestion des participations à la Société nationale des transports ferroviaires, la SNTF a mis le dispositif nécessaire pour réussir le démarrage de ce train, mais également relever le défi de ce mégaprojet.
Le train a sifflé hier à Tindouf, au grand bonheur des habitants de la région, mais également à l’ensemble de la population résidant au Sud-Ouest du pays.
Premier invité de la semaine de l’émission « L’invité du jour », de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Aibèche a indiqué que l’exploitation de la ligne ferroviaire Ouest, notamment pour le volet minier, va se faire graduellement, en parallèle avec l’évolution des quantités à transporter du minerai de fer.
« Ce seront des trains de 34 wagons. Nous allons commencer par transporter 500 000 tonnes en 2026, avant de passer à 1 million de tonnes en 2027 », a-t-il expliqué avant d’ajouter « À partir de 2028, le schéma va changer, car on va basculer vers des trains de 170 wagons, qui vont mesurer 2,2 km, et c’est là que l’on va commencer réellement les trains lourds et lents ».
Pour l’invité de la Chaîne 3, c’est la première fois que la SNTF va transporter des quantités aussi importantes de fret, que ce soit de vrac ou bien de produits manufacturés. Un défi opérationnel très important, face auquel la SNTF a mis le paquet pour le relever.
« La SNTF a mis tout le dispositif nécessaire pour réussir ce démarrage. En matière de moyens roulants, notamment pour la première phase, nous avons mis en place 120 wagons pour le transport de fret et 6 locomotives de grande puissance. Le même dispositif a été mis en place pour le transport de voyageurs », a-t-il détaillé.
Concernant les moyens humains, l’intervenant a révélé que la SNTF a recruté 554 employés pour cette phase de démarrage. L’ensemble de ces agents est en phase de formation, théorique et pratique, au niveau des établissements de formation de la SNTF.
« Nous sommes aussi en train de préparer le schéma d’exploitation de 2028, 2029 et 2030 avec tous les besoins en matière de ressources humaines, notamment les conducteurs de trains et les techniciens d’entretien, que ce soit pour le matériel et pour l’infrastructure », a-t-il révélé.
Interrogé également sur les moyens matériels utilisés, M. Aibèche a indiqué que pour cette première phase, la SNTF a utilisé les moyens existants à son niveau. Toutefois, les wagons et les locomotives ont été réhabilités au niveau des ateliers spécialisés de la SNTF situés à Rouiba (Alger), Mohammadia (Mascara) et Sidi Bel Abbès.
En ce qui concerne la deuxième phase, prévue en 2028, l’intervenant nous informe que la SNTF a mis en place tout un plan d’investissement pour l’acquisition de moyens nécessaires avec une enveloppe de 258 milliards de dinars.
« Nous avons inscrit l’acquisition de 5 000 wagons, de 60 locomotives de très grande puissance, pour le transport de marchandises, de 4 locomotives pour le transport de voyageurs, de 21 voitures pour voyageurs et de 15 locomotives de manœuvre. C’est un plan d’investissement qui va nous permettre d’entamer la deuxième phase avec aisance », a-t-il annoncé.
Pour terminer, M. Aibèche a été questionné sur les prix des billets de cette ligne, il a indiqué que le tarif du ticket en première classe est de 1490 dinars, contre 1175 dinars pour celui de deuxième classe.